149 millions d’enfants souffrent encore de malnutrition

Genève: Nouveau rapport de l’UNICEF sur la situation des enfants dans le monde

Genève, 14 septembre 2001, (APIC) Dans son dernier rapport, publié le 13 septembre, l’UNICEF évalue les objectifs fixés en 1990 à l’occasion du Sommet mondial pour les enfants. Le bilan est fait autant mention de progrès remarquables et d’échecs décourageants. Ainsi, près de 149 millions d’enfants, dont les deux-tiers en Asie, souffrent de malnutrition dans le monde.

L’Assemblée générale des Nations Unies a ajourné la Session extraordinaire consacrée aux enfants en raison des attentats terroristes perpétrés aux Etats-Unis. Elle devait reprendre à partir du 17 septembre, et elle se penchera sur le rapport concernant «la situation des enfants dans le monde 2002».

Le document met en valeur la réduction du taux de la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans. Selon les statistiques, 3 millions d’enfants de plus qu’il y a 10 ans vivent actuellement au-delà de leur cinquième anniversaire.

Aujourd’hui dans le monde, sur les 149 millions d’enfants qui souffrent encore de malnutrition, plus des deux tiers vivent en Asie. La baisse des taux de malnutrition infantile a été relativement modeste, elle a été ramenée de 36% à 29%, tandis qu’en Afrique subsaharienne, environ un tiers de la population n’a pas assez à manger.

Par ailleurs, il y a encore plus de 100 millions d’enfants qui ne sont pas scolarisés. La discrimination à l’encontre des filles reste trop marquée. Même si elle a très légèrement diminué pour l’ensemble du monde et nettement reculé dans la plupart des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

La poliomyélite en passe d’être éradiquée

Les experts avaient prévu en 1990 que la poliomyélite serait éradiquée en 2000. Les progrès, selon le rapport, ont été extraordinaires sans que l’objectif soit tout à fait atteint. Plus de 175 pays ont été déclarés officiellement exempts de la polio, et l’on compte à présent la supprimer en 2005 au plus tard. Elle deviendra alors la deuxième maladie, après la variole, à avoir été vaincue.

Selon la Banque mondiale, l’un des facteurs importants qui, parallèlement à une bonne gestion macro-économique, explique pourquoi les pays d’Asie orientale ont nettement mieux réussi leur développement économique dans les années 70 et 80 que ceux d’Afrique subsaharienne est le fait qu’ils avaient investi des sommes considérables en faveur des enfants au cours des décennies antérieures. En d’autres termes, ils ont récolté ce qu’ils avaient semé au cours des années 50 et 60 sur le terrain de la santé, de la nutrition et de l’éducation des enfants, souligne le rapport. (apic/iac/bb)

16 septembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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