Par consensus, pour ne pas défavoriser les Eglises orthodoxes

Genève: Nouvelle procédure de prise de décision au COE

Genève, 22 février 2005 (Apic) Après plusieurs années de débats, le Comité central du Conseil oecuménique des Eglises (COE) a adopté officiellement mardi 22 février une procédure de prise de décision par consensus pour les instances du COE.

Le Comité central du Conseil oecuménique des Eglises (COE) a adopté mardi 22 février une nouvelle procédure pour la prise de décision de ses instances dirigeantes, par consensus. «Cette décision marque une nouvelle culture au sein du Conseil oecuménique», a expliqué le pasteur Samuel Kobia, secrétaire général du COE aux journalistes à la fin de la rencontre tenue à Genève du 15 au 22 février.

Cette démarche fait suite aux recommandations d’une commission spéciale mise sur pied par le COE en vue de répondre aux préoccupations exprimées par les Eglises orthodoxes, entre autres, sur la méthode de prise de décision.

De nombreuses Eglises orthodoxes avaient en effet déploré que leurs voix ne soient pas entendues dans les instances dirigeantes du COE, où la majorité des membres sont des Eglises protestantes. La prise de décision par consensus implique une série de mesures pour parvenir à un accord sur une question. Mais aussi pour permettre de savoir comment agir en cas d’absence d’accord, sans recourir à un vote formel.

Un processus décisionnel compliqué, qui ne sera pas familier à tous.

«Nous pensons qu’au cours des années nous allons parvenir à une communion plus profonde, si nous pratiquons une méthode d’écoute et de prise de décision basée sur le consensus», a déclaré l’évêque protestant allemand Eberhardt Renz, qui a présenté la proposition au Comité central du COE le mardi 22 février.

S’exprimant devant les journalistes, le catholicos Aram 1er, de l’Eglise apostolique arménienne, et président du Comité central, s’est dit réellement convaincu «que ce modèle de consensus permettra aux orthodoxes de réactiver leur participation au sein du COE.»

Jusqu’au mois de février 2006, date de l’Assemblée du COE, qui aura lieu au Brésil, ceux qui auront la responsabilité de diriger les débats seront formés à la nouvelle méthode. Mais le secrétaire général du COE a reconnu qu’à l’exception de réunions d’information sur la procédure de prise de décision par consensus au sein de certaines réunions préparatoires, la plupart des délégués à l’Assemblée ne seront pas familiarisés avec ce modèle.

Le COE rassemble des Eglises membres de pratiquement toutes les traditions chrétiennes et compte 347 membres. L’Eglise catholique romaine n’est pas membre mais coopère avec le COE dans différents programmes. (apic/com/vb)

22 février 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!