De nombreux Romands ont retardé leur départ aux sports d’hiver

Genève : Pour accueillir les jeunes de Taizé rassemblés à Genève

De Genève, Michel Bavarel

Genève, 27 décembre 2007 (Apic) Il rayonne, Frère Emile. « Il y a cinq semaines, il nous manquait 25’000 places. Aujourd’hui, au moins 90 % des 30’000 jeunes qui doivent être hébergés le seront dans des familles. En plus, une dizaine de milliers habitent à proximité où se logent par eux-mêmes.

Les Genevois, les Vaudois et leurs voisins français se sont réveillés tardivement, mais massivement. « Beaucoup de gens ont changé leurs projets et retardé leur départ aux sports d’hiver jusqu’au 1er janvier. Une personne a téléphoné de Verbier disant qu’elle se retrouve seule pour le réveillon, car tout le monde est resté à Genève ! » On avait dit aux frères de Taizé qu’à cette époque de l’année il n’y aurait personne en plaine. C’est l’inverse qui se produit !

Ce qui réjouit également Frère Emile, c’est que nombre de paroisses catholiques et protestantes organisent ensemble cet accueil. A Meyrin, ce sont même quatre communautés qui ont regroupé leurs forces : les protestants, les évangéliques, les coptes orthodoxes et les catholiques romains.

En cette veille du grand afflux, on s’active à Palexpo où va se dérouler la rencontre. Environ 1’500 jeunes sont déjà à pied d’oeuvre. Certains aménagent l’immense hall où se déroulera, chaque soir à 19h, la prière commune. D’autres se préparent à guider les arrivants vers leur lieu d’accueil. Ce qui n’est pas une mince affaire. Et il y a la pose des écriteaux orientant les pèlerins, la logistique, le service de presse. Sans compter ce qui se fait dans les paroisses.

Etre heureux ensemble

Tout ça, pourquoi ? Question posée à un Lituanien prénommé Soulias. Il livre des pizzas pour financer ses études d’informatique. Il a déjà participé aux rencontres de Lisbonne, de Milan et, l’an dernier, à celle de Zagreb. Il a passé deux nuits dans un autobus, avec une soixantaine de volontaires, avant-garde des 22 autobus attendus de Lituanie. A Palexpo, il fait partie de l’équipe chargée du lieu de prière. Son impressionnante carrure l’aidera, si besoin est, à faire respecter le silence. Avec le sourire. « Ce pèlerinage permet à des jeunes de différents pays et de différentes confessions de se retrouver comme en famille et d’être heureux ensemble », dit-il.

C’est également le sentiment d’Anezke, venue de Brno, en République tchèque, avec deux amis. Elle s’est rendue à plusieurs reprises à Taizé. « J’ai besoin de Taizé, souligne-t-elle. C’est comme le paradis pour moi ». (apic/mba/pr)

27 décembre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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