Genève: Propositions du Saint-Siège à la session du Conseil économique de l’ONU
La dette? La réduire, c’est faire un ” investissement ”
Genève, 13 juillet 1999 (APIC) La réduction de la dette des pays les plus pauvres peut devenir un «investissement» pour leur développement, qui aura également des «retombées positives» sur l’ensemble de l’économie mondiale: c’est le plaidoyer prononcé par Mgr Joseph Bertello la semaine dernière alors qu’il représentait le Saint-Siège à une session du Conseil Economique et Social de l’ONU, à Genève.
«Une nouvelle culture de solidarité internationale s’impose», a prôné Mgr Bertello, en insistant sur la nécessité d’établir entre les pays riches et les pays pauvres des conditions «capables de changer les rapports de forces et de conflits d’intérêts en vue d’un développement équitable».
Le Saint-Siège reconnaît les efforts des pays créditeurs dans cette perspective, en particulier ceux du G-8. Il souhaite que l’on continue sur la voie de la réduction de la dette pour permettre à d’autres pays d’en bénéficier, à commencer par ceux qui sortent de conflits armés, qui ont été victimes de désastres naturels ou qui ont des indicateurs de développement social très bas.
Mgr Bertello a aussi présenté une initiative lancée par les évêques italiens à l’occasion du Jubilé. Son but: recueillir une somme suffisante pour financer la conversion de la dette de pays pauvres, tandis que les gouvernements débiteurs verseront le même montant en devises locales sur un fonds destiné à financer des projets de développement étudiés avec l’Eglise et la population locale. Il s’agit, a conclu Mgr Bertello, de montrer que l’annulation de la dette n’est pas suffisante si elle ne contribue pas «au développement matériel et spirituel d’un peuple» et à «l’établissement des conditions d’une plus grande équité dans les relations internationales». (apic/imed/pr)



