La discrimination à l’égard des rishis perdure
Genève: Un hors-caste du Bangladesh intervient au Conseil des droits humains de l’ONU
Genève, 3 février 2009 (Apic) Pour la première fois dans l’histoire des institutions onusiennes, la question du droit des Rishi (à savoir les dalit ou hors-castes) au Bangladesh sera exposée aujourd’hui au Conseil des droits de l’homme de l’Onu, siégeant à Genève.
Le Conseil des droits humains donnera la parole à Milon Das, directeur et fondateur de l’organisation non gouvernementale Parittran (qui signifie le Salut). Il sera entendu en qualité de représentant des dalit bengalais et de la société civile de l’Universal periodic review que chaque pays membre de l’Onu tient devant l’organisme international. En effet, le mécanisme de rotation, instauré l’an dernier, prévoit que chaque gouvernement présente un rapport sur la situation interne des droits humains ainsi que des dossiers illustrés par la société civile nationale.
La question des Rishi au Bangladesh est moins connue par rapport à des situations analogues en Inde: la discrimination résultant de la division de la population hindoue nationale en castes s’est diffusée au reste de la société et perdure même après la conversion des Rishi au christianisme ou à l’islam. Aujourd’hui, quelle que soit leur appartenance religieuse, les Rishi continuent de porter le stigmate social de cette habitude locale et leurs droits sont niés. Mais des changements sont en cours, grâce entre autres à un mouvement engagé par les missionnaires catholiques et en particulier par les Xavériens oeuvrant au Bangladesh. La délégation qui sera entendue aujourd’hui à la quatrième session de la Periodic Review du Conseil de l’Onu est composée de cinq représentants gouvernementaux et de sept membres de la société civile nationale. (apic/misna/js)



