Le Saint-Siège s’en tient au principe de la prescription
Genève: Une femme abusée par un prêtre à 8 ans ne verra pas son dossier rouvert
Genève, 6 juillet 2008 (Apic) Une Genevoise abusée sexuellement par un prêtre dans son enfance, victime d’une erreur judiciaire lors d’une procédure canonique, ne verra pas son dossier rouvert. Ainsi en a décidé le Saint-Siège, pour qui cette affaire tombe sous la prescription.
Après dix ans de procédure, révèle «Le Matin Dimanche» du 6 juillet, cette femme de 44 ans vient d’apprendre que le Vatican ne réexaminera pas son cas. Abusée par un prêtre à l’âge de 8 ans, elle n’a pas obtenu que la prescription qui frappe son dossier soit levée.
Victime d’une erreur judiciaire reconnue par l’Eglise lors de la procédure canonique intentée contre son abuseur, cette Genevoise aurait dû voir son procès repris de zéro en 2003. Elle s’était alors heurtée à la prescription de dix ans instaurée en 2001 par le pape Jean Paul II, souligne «Le Matin Dimanche».
Il est possible de lever la prescription
L’official du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, Nicolas Betticher, avait pourtant affirmé en janvier à la Télévision Suisse Romande que la prescription pouvait être levée si les faits étaient graves. «Or la Congrégation pour la doctrine de la foi a refusé, sous prétexte qu’il n’y a pas d’éléments nouveaux. Mais ça, on le savait depuis le départ!», regrette la victime. L’évêque du diocèse, Mgr Bernard Genoud, joint par «Le Matin Dimanche», n’a pas voulu commenter la décision du Vatican. Il a affirmé: «J’ai fait ce que j’ai pu pour soutenir cette cause. J’accueille la souffrance de cette dame.» (apic/lmd/bb)



