Genève: La ville de Calvin pourrait accueillir le Musée de la Réforme
Georges Haldas: Le livre des trois déserts, Fribourg/Paris, 1998, 111 pages, Editions Regard / Nouvelle Cité, prix 19,50 francs suisses, 89 francs français
La course d’obstacles pour sa réalisation a déjà commencé
Genève, 24 mars 1998 (APIC) Genève pourrait bien avoir son musée de la Réforme. Depuis deux ans, un groupe de personnes, proches de l’Eglise nationale protestante de Genève (ENPG), planchent sur le projet. Le lieu est déjà trouvé: le temple de l’Auditoire dans la vieille ville, à l’ombre de la Cathédrale. La transformation du lieu de culte fait l’objet d’une enquête préalable auprès du Département des travaux publics. Pour les initiateurs du projet, la course d’obstacles a commencé.
Mis à part le Mur des Réformateurs et un certain nombre d’objets exposés dans des vitrines de la Bibliothèque universitaire, Genève ne possède pas de lieu qui témoigne de la Réforme. «Au terme d’une étude poussée, il semble bien que la création d’un musée à Genève répondrait à la fois à un besoin sur le plan de la mémoire et sur le plan touristique», relève le professeur Olivier Fatio, doyen de la Faculté de théologie, et principal initiateur du projet.
Le futur musée ne sera pas concentré sur la figure de Calvin, même si celui-ci y occupera une place de choix, mais toutes les familles protestantes issues de la Réforme, du XVIe siècle à nos jours, y seront représentées, assure le professeur Fatio. Le concept du musée prévoit également d’exposer les idées fortes apportées par la Réforme dans le domaine de la pensée, de l’éthique, etc.
Un lieu convoité
Tout désigné, le temple de l’Auditoire, qui au fil des siècles a abrité les cours de théologie et même le Consistoire de l’ENPG, semble le lieu idéal pour accueillir le nouveau musée genevois. Propriété de l’Eglise nationale protestante, le bâtiment situé place de la Taconnerie, en plein coeur de la cité historique, sert aujourd’hui de lieu de culte à trois communautés protestantes étrangères.
Pour transformer en musée le bâtiment classé, d’importants travaux sont nécessaires. Le projet a été confié à un bureau d’architecture. Estimé à 3,5 millions de francs, le coût des transformations sera pris en charge par des mécènes, groupés en fondation. «Pas question de faire appel aux pouvoirs publics ou à l’Eglise», souligne Olivier Fatio. (apic/spp/pr)




