Les Eglises appellent les gouvernements à la transparence

Ghana: Conférence internationale sur l’efficacité de l’aide au développement à Accra

Accra, 3 septembre 2008 (Apic) Des représentants d’Eglises et d’organisations religieuses internationales ont appelé les gouvernements à inclure la planification, la mise en oeuvre et l’évaluation dans leurs plans nationaux de développement. Ils étaient réunis à Accra, capitale du Ghana en prélude à une conférence internationale sur l’efficacité de l’aide au développement qui s’y tient du 2 au 4 septembre.

«Nous appelons les gouvernements à définir l’espace politique et des mécanismes au niveau des pays qui permettent un engagement de toutes les parties prenantes, y compris les parlements, les Eglises, et d’autres organisations de la société civile dans la planification, la mise en oeuvre et l’évaluation des plans de développement», ont indiqué les représentants d’Eglises et d’organisations religieuses internationales. Dans une déclaration oecuménique transmise par le Service d’information catholique pour l’Afrique (CISA), basé à Nairobi, ils ont demandé que les Eglises soient explicitement reconnues comme «acteurs importants» de l’Agenda pour l’action qui sera adopté à l’issue du forum d’Accra.

Ils ont aussi appelé les dirigeants africains à faire participer leurs citoyens, ainsi que d’autres acteurs dans la promotion de la bonne gouvernance.

S’agissant de l’efficacité de l’aide, ils ont estimé que «les donateurs et les gouvernements bénéficiaires doivent prendre des engagements concrets pour accroître la transparence, établir des normes claires». Ils doivent également rendre accessible l’information qui permet aux citoyens et à leurs représentants élus, de pouvoir participer à la prise de décision et demander des comptes aux gouvernements et aux donateurs.

La déclaration des représentants d’Eglises et d’organisations religieuses internationales est adressée au Forum d’Accra. Cette rencontre de haut niveau sur l’efficacité de l’aide regroupe plus de 800 représentants des donateurs multilatéraux et bilatéraux, des gouvernements des pays en développement et des organisations de la société civile. Ces participants discutent de la façon dont l’aide est dépensée. (apic/ibc/bb)

3 septembre 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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