d’Angleterre d’admettre des femmes à la prêtrise

Grande-Bretagne: Après la décision de l’Eglise (130494)

Des opposants pensent rejoindre l’Eglise orthodoxe

Londres/Paris, 13avril(APIC) L’admission des femmes à la prêtrise par

l’Eglise d’Angleterre, qui a constitué pour un certain nombre d’anglicans

un point de non retour, suscite aussi des interrogations au sein des Eglises orthodoxes en Grande-Bretagne. S’ils ont été plus nombreux à se tourner

vers l’Eglise catholique, une centaine de membres du clergé anglican explorent la possibilité de rejoindre l’Eglise orthodoxe, annonce le service orthodoxe de presse (SOP) dans sa dernière édition.

Un Comité interorthodoxe, regroupant les évêques des juridictions canoniques en Grande-Bretagne ou leurs représentants (appartenant au Patriarcat

oecuménique, aux Patriarcats d’Antioche, de Moscou, de Serbie, de Roumanie

et de Bulgarie), examine le problème posé par les demandes de plus en plus

nombreuses de clercs et de laïcs anglicans qui se tournent vers l’Eglise

orthodoxe. Le Comité estime que si «l’opposition à l’ordination des femmes

ne saurait être en soi une raison suffisante pour être reçu dans l’Eglise

orthodoxe», il existe incontestablement un besoin urgent d’accueillir et de

guider «tous ceux qui souhaitent mieux connaître l’Eglise orthodoxe» ou

bien «devenir réellement des chrétiens orthodoxes».

Pas question de faire du prosélytisme au détriment des anglicans

Les évêques orthodoxes en Grande-Bretagne entendent cependant mener leur

action «en étroite collaboration avec les autorités de l’Eglise d’Angleterre» avec laquelle ils souhaitent maintenir et développer les bonnes relations existantes. Ils ne remettent pas non plus en cause l’adhésion des

Eglises orthodoxes au Conseil des Eglises de Grande-Bretagne et d’Irlande.

Les membres du Comité interorthodoxe précisent qu’il n’est pas question

pour eux de faire du prosélytisme ni de susciter «aucune forme de mission

parmi les autres branches du christianisme dans les Iles Britanniques».

Par ailleurs, soulignent-ils, il ne saurait être question que les prêtres anglicans quittant leur Eglise accèdent automatiquement au sacerdoce

presbytéral dans l’Eglise orthodoxe. Il est également exclu d’autoriser

l’introduction dans les Eglises orthodoxes de Grande-Bretagne d’une quelconque forme de «rite occcidental» pour faciliter l’intégration de prêtres

transfuges. Toutes les questions concernant les ordinations sacerdotales,

relève encore le Comité, seront résolues par les évêques orthodoxes «en

fonction des besoins de la communauté orthodoxe». Notons que l’Eglise orthodoxe connaît une importante progression du nombre de ses fidèles en

Grande-Bretagne. Il existe actuellement dans ce pays près de 150 paroisses

ou communautés orthodoxes – regroupant près de 300’000 fidèles – réparties

en diverses juridictions, la plus importante étant celle de l’archevêché du

Patriarcat oecuménique avec une centaine de paroisses, suivie par celles

des Patriarcats de Moscou et de Serbie. (apic/sop/be)

13 avril 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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