que possible pour les convertis de l’anglicanisme

Grande-Bretagne: Des délais d’attente aussi brefs (180494)

Satisfaction chez les évêques catholiques

Londres, 18avril(APIC) Le cardinal George Basil Hume, président de la

Conférence épiscopale d’Angleterre et du Pays de Galles, a déclaré à la

presse à Londres qu’il est «absolument faux et injuste» de faire croire que

le souhait profond d’un certain nombre d’anglicans de se réconcilier avec

Rome tient exclusivement à l’accès des femmes au sacerdoce dans l’Eglise

d’Angleterre.

Dans une déclaration publiée dans la capitale britannique, la Conférence

épiscopale d’Angleterre et du Pays de Galles s’est prononcée pour que l’on

applique le délai le plus court possible en ce qui concerne l’accueil des

anglicans désireux d’entrer dans l’Eglise catholique. Les évêques catholiques estiment qu’il n’est pas souhaitable que ceux qui veulent quitter

l’Eglise anglicane doivent attendre trop longtemps.

Le cardinal Hume pense que dans leur vie ecclésiale, certains anglicans

avaient comme objectif essentiel de réaliser un jour la pleine unité avec

Rome. Ils jugent qu’après la décision de l’Eglise anglicane d’ordonner des

femmes à la prêtrise, il n’existe plus aucune possibilité réaliste d’atteindre ce but. C’est pourquoi ils cherchent seuls ou en groupes la communion avec Rome. Mgr George Basil Hume a encore rapporté qu’il a fait deux

visites au Vatican en mars dernier pour parler de la conversion d’anglicans

à l’Eglise catholique. Il s’agissait notamment d’examiner la validité des

ordinations faites dans l’Eglise anglicane.

Contre le racisme

Dans une autre déclaration épiscopale, les évêques de Grande-Bretagne

ont condamné le racisme et les activités de groupes d’extrême-droite. Sans

mentionner directement le «National Party», le parti nationaliste britannique, les évêques ont demandé à leurs fidèles de ne pas soutenir les partis

qui prônent la discrimination envers les étrangers. Des personnes

confrontées à des situations de pauvreté sont ainsi susceptibles d’être manipulées. Tous les partis doivent rompre clairement et sans équivoque avec

ce mal profond qu’est le racisme. Les évêques déclarent en outre qu’il est

possible que de nouvelles lois soient nécessaires pour faire face aux organisations racistes. (apic/kna/ba)

18 avril 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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