Grande-Bretagne: Jeunes Britanniques d’origine asiatique face aux «crimes d’honneur»
10% se déclarent favorables
Londres, 4 septembre 2006 (Apic) 10% des jeunes Britanniques d’origine asiatique se déclarent favorables aux «crimes d’honneur». Selon un sondage réalisé pour le compte du réseau Asie de la BBC, un jeune anglo-asiatique sur dix estime que de tels crimes peuvent être justifiés.
Sur les 500 hindous, sikhs, chrétiens et musulmans interrogés, 10% ont affirmé trouver des excuses pour ce genre de crime dans le cas où «l’honneur de la famille» serait en cause. Selon des statistiques, 13 personnes sont assassinées en moyenne chaque année en Grande-Bretagne pour ces motifs, mais la police et les groupes de soutien estiment que ces crimes existent sur une bien plus grande échelle. Ainsi la Police métropolitaine enquête sur quelque 200 décès liés à ces soi-disant «crimes d’honneur».
Certains sont exécutés par des enfants, les parents les poussant au crime, sachant qu’ils n’iraient pas en prison. Des responsables religieux ont fait savoir qu’ils allaient tenir avant la fin de l’année une conférence nationale consacrée à ce fléau. Ce sont en majorité les milieux culturels asiatiques et moyen-orientaux – notamment ceux qui sont encore marqués par les codes tribaux – qui sont les plus concernés par ces actes barbares.
En avril 2005, une jeune fille de 25 ans, Samaira Nazir, a été assassinée par des membres de sa famille. Azhar Nazir, âgé de 30 ans, et son cousin Imran Mohammed, 17 ans, ont poignardé la soeur d’Azhar, Samaira, dans la maison familiale à Southall. Les assassins, qui ont été condamné à la prison à vie, n’avaient pas supporté qu’une membre de la famille tombe amoureuse d’un requérant d’asile originaire d’Afghanistan et veuille le marier, au lieu de choisir quelqu’un dans le cercle familial pakistanais. (apic/bbc/be)



