Grande Bretagne: L’archevêque de Canterbury défend Noël
Noël devient «un festival d’hiver laïc»
Traduction Valérie Bory, Apic
Londres, 19 décembre 2005 (Apic) Faisant allusion à la sécularisation des fêtes de Noël, l’archevêque de Canterbury a déclaré que le «politiquement correct et la peur d’offenser les autres religions ne devraient pas permettre de cacher le fait que la chrétienté est au coeur de la culture britannique». Ce sont les mots de Mgr Rowan Williams et de son prédécesseur Lord Carey, rapportés par le Mail on Sunday le 18 décembre.
L’archevêque de Canterbury Mgr Rowan Williams et son prédécesseur, l’ancien archevêque Lord Carey, montent au créneau pour défendre le Noël chrétien. Dans l’édition du dimanche du Daily Mail du 18 décembre, Mail on Sunday, l’ archevêque de Canterbury attaque le consumérisme et la quête du profit qui altèrent la fête de Noël. Il a aussi attaqué «les bureaucrates imbéciles» qui tentent de «bannir les mots chrétiens et les symboles dans une intention malvenue d’apaiser les musulmans et les tenants d’autres religions».
Un commentaire qui coïncide avec un récent sondage montrant que 43% des adultes pensent aller dans une église pendant la période de Noël tandis qu’ils étaient un tiers de moins à donner cette réponse en 2001, selon une étude publiée lundi par le Daily Telegraph.
L’archevêque de Canterbury a averti que Noël était en danger de devenir «un festival d’hiver séculier» à cause du «politiquement correct et d’un consumérisme guidé par le seul profit. Tout cela à cause d’une idée fausse qui voudrait que nos voisins d’autres traditions religieuses soient offensée par les symboles chrétiens».
«Si vous enlevez la foi chrétienne, que reste-t-il?»
Pour sa part, Lord Carey, ancien archevêque de Canterbury, retiré depuis 2002, a renchéri en insistant: «la chrétienté est partie intégrante de la société britannique. Si vous enlevez la foi chrétienne de notre identité anglaise, que reste-t-il? Il ne s’agit pas de dire que vous ne pouvez être Anglais et juif ou Anglais et musulman. Bien sûr que non. Mais nous parlons de l’identité britannique. La majeure partie du peuple de ce pays s’identifie à un langage commun, une culture commune et implicitement à la foi chrétienne elle-même».
Lord Carey a rappelé le cas de Sam Morris, une jeune fille du Derbishire, renvoyée à la maison parce qu’elle portait une croix autour du cou, contrevenant ainsi aux règles de l’établissement, bannissant tous bijoux. «Il n’e s’agit pas d’un bijou. C’est l’expression de notre foi et je suis heureux que beaucoup de gens se soient élevés contre cette règle bureaucratique en la qualifiant d’insensée», a-t- il ajouté, faisant allusion à la levée de boucliers qui a suivi cet incident.
Il a encore déclaré que «cela relevait de la volonté d’une minorité de personnes de vouloir marginaliser la religion et de faire de la Grande Bretagne un Etat laïc comme la France. Ca ne serait plus la Grande Bretagne que je connais» a-t-il insisté. On ne peut tenir la foi en dehors de la politique ou de la vie politique. Cela fait partie de notre identité».
«Je dis à ceux qui font les règlements: Appliquez les principes du sens commun à nos lois et soyez conscient du riche terreau de la foi chrétienne qui coule dans notre histoire, nos lois, notre culture, notre littérature, etc.». (apic/bbcnews/vb)



