Une quasi-canonisation populaire
Grande-Bretagne: Le deuil de Lady Diana tourne à la vénération
Zurich, 5 septembre 1997 (APIC) Les manifestations de deuil après la disparition de la princesse de Galles Lady Diana présentent de nombreux parallèles avec une canonisation, estime le sociologue zurichois Gerhard Schmidtchen, interrogé par le correspondant de l’APIC. Les gens s’agenouillent, jettent des fleurs ou se rassemblent sur les lieux où la princesse à vécu. On entend même parler d’apparitions ou de guérisons.
Bien que la plupart des gens ne soient pas conscients du caractère «religieux» de leur comportement, leurs gestes correspondent exactement à ceux que l’on accomplit habituellement en honneur des saints. Pour Gerhard Schmidtchen, la fonction la plus importante de cette vénération «religieuse» est de permettre de vivre des sentiments intenses. Aujourd’hui de tels catalyseurs sont nécessaires pour engendrer des émotions profondes. Pour beaucoup de gens, participer à ce témoignage est le moyen de construire une contre-image face à un monde désenchanté, rationnel et organisé.
Le fait que Diana apparaisse comme une lumière sans laquelle le monde ne serait pas acceptable est un autre motif de la force de ces sentiments. Cette vénération est possible surtout parce que Diana est une femme de son temps, avec ses difficultés et ses faiblesses. Pour le sociologue, le phénomène «Diana» correspond parfaitement à l’esprit de la société actuelle marqué par la perte de confiance dans les institutions. Face à la faiblesse des forces sociales les gens méditent sur leur personne et se révoltent contre l’institution. (apic/kna/mp)




