Emprisonnées en Thaïlande

Grande Bretagne: Une paroisse anglicane fait libérer deux Nigérianes

Londres, 3 février 2005 (Apic) Une paroisse anglaise est à l’origine de la libération de deux femmes nigérianes emprisonnées en Thaïlande. Elles risquaient d’être renvoyées au Nigeria et d’y croupir dans une prison.

Pendant plus de dix ans, la paroisse anglaise de Dry Drayton, dans le Cambridgeshire, a envoyé cartes d’anniversaire, lettres, petits cadeaux et argent aux deux femmes, arrêtées en 1990. Elles sont accusées d’avoir voulu exporter de l’héroïne vers le Nigeria.

Philomena Balogun a été libérée il y a un an et Cordelia Edinbus a été invitée à solliciter la grâce royale. C’est ce que rapporte David Gosling, ancien prêtre en charge de la paroisse de Dry Drayton. «Il est essentiel qu’elle obtienne un document certifiant qu’elle a été grâciée avant d’être rapatriée au Nigeria. Sinon, elle pourrait croupir indéfiniment dans une prison nigériane», a-t-il expliqué au correspondant de l’agence de presse oecuménique ENI.

Les deux femmes étaient enceintes au moment de leur arrestation. Les enfants sont nés en prison et ont été envoyés au Nigeria. C’est en visitant la prison de Klong Prem, que David Gosling a découvert la situation de ces deux femmes. Pour lui, «les prisonniers restent des êtres humains, et ils ont besoin d’être aidés.» David Gosling a été directeur de la Section «Eglise et société» du Conseil oecuménique des Eglises, de 1984 à 1989 (apic/eni/vb)

3 février 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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