Discrimination jusque dans la mort et ségrégation religieuse au cimetière

Grèce: chute du mur de la honte entre morts (190694)

Athènes, 19juin(APIC) Après des années de pression internationale, les

autorités municipales de Xanthi, une ville du nord-est de la Grèce, ont

abattu le «mur de la honte entre morts». Un mur de béton controversé, qui

opérait une ségrégation religieuse dans le cimetière de la localité.

Les témoins de Jéhovah sont à l’origine de la campagne de protestation

internationale qui demandait la démolition de ce mur de deux mètres de

haut séparant les tombes des témoins de Jéhovah de celles orthodoxes. Le

sénateur belge Willy Kuijens s’était joint à cette campagne après avoir visite ce mur de la honte en 1992 et rencontré les autorités locales.

Le sénateur belge avait qualifié cette construction de discrimination

flagrante imposée par l’Eglise orthodoxe et les autorités municipales à une

minorité religieuse. En janvier dernier, «Droits de l’homme sans frontières», à Bruxelles, avait à son tour protesté en publiant un reportage photographique sur le cimetière en question.

L’organisation belge écrivait notamment: «A l’intérieur de l’espace, où

sont toujours ’parqués’ les tombes des témoins de Jéhovah, gisaient des détritus, des bouteilles de plastique vides et un tas de matériaux inutilisés. Devant la porte principale, les morceaux de détritus et d’ordures

s’étaient multipliés et élevés, rendant l’accès aux tombes difficile et peu

engageant. L’impression qui se dégageait était que les témoins de Jéhovah

enterrés à cet endroit faisaient partie non pas du cimetière, mais du dépôt

d’ordures lui-même». (apic/spp/pr)

19 juin 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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