La tolérance n’est pas tout à fait la même chose que la liberté
Grèce: La Conférence épiscopale catholique demande la liberté religieuse réelle pour l’Eglise
Athènes, 7 mars 2004 (Apic) La Conférence épiscopale catholique de Grèce a profité des élections législatives qui se sont déroulées le dimanche 7 mars pour demander une liberté religieuse réelle en faveur de l’Eglise catholique dans ce pays de forte tradition orthodoxe. Les catholiques doivent par exemple toujours demander la permission d’un évêque orthodoxe pour construire leurs propres églises.
«Nous ne demandons pas de privilèges mais une liberté religieuse effective, telle que la prévoit la Constitution. Aujourd’hui, l’Eglise catholique vit dans un climat de tolérance religieuse, ce qui n’est pas la même chose», écrit dans sa requête Mgr Nikolaos Foskolos, archevêque catholique d’Athènes et président de la Conférence épiscopale grecque.
Toujours des discriminations; la droite veut rouvrir le contentieux
Dans sa lettre aux candidats députés, le prélat leur demande d’abolir les lois de 1939 qui exigent, entre autres, l’autorisation de l’évêque orthodoxe local pour la construction d’une nouvelle église catholique.
L’archevêque catholique d’Athènes insiste également insister sur la reconnaissance juridique de l’Eglise catholique: «N’oublions pas que les catholiques grecs subissent une discrimination religieuse – niée officiellement tant par l’Etat que par l’Eglise orthodoxe – se manifestant par diverses violations.»
Bien qu’aujourd’hui les nouvelles cartes d’identité ne mentionnent plus l’appartenance à une confession religieuse – l’Etat semble ainsi considérer que le problème est clos – le problème reste ouvert pour l’Eglise orthodoxe et pour certains représentants de la Nouvelle Démocratie. Certains leaders de la droite entendent rouvrir le contentieux s’ils gagnent les élections. «Je pense qu’une telle proposition serait irrecevable dans le cadre d’une Europe unifiée», a déclaré Mgr Foskolos à l’agence de presse catholique italienne SIR. (apic/sir/be)



