Grèce: Les catholiques se sentent toujours discriminés
«Les catholiques de Grèce se sentent toujours discriminés, avant tout dans l’armée, dans la police, pour accéder aux hautes fonctions, notamment dans les services diplomatiques», affirme Mgr Nikolaos Foscolos, archevêque d’Athènes et président de la Conférence épiscopale catholique. «Les recrues catholiques, lors de leur incorporation dans l’armée, sont automatiquement annoncées aux services de sécurité; les catholiques ne peuvent devenir officiers de réserve et sont fréquemment empêchés de prier avec les recrues orthodoxes», lance-t-il. Et de préciser que l’Eglise orthodoxe – dont le Saint-Synode a déjà déclaré que le pape ne devait pas «souiller le sol grec» – n’a pas vraiment de relations avec l’Eglise catholique. «Un Grec ne peut être qu’orthodoxe, c’est dans la mentalité générale du pays, position alimentée par les évêques orthodoxes».
Pour Mgr Foscolos, l’appartenance religieuse ne concerne pas l’Etat, «qui est tenu de produire de bons citoyens, et non de bons chrétiens. (…) Les Grecs déclarent être religieux même s’ils ne pratiquent pas, et les ministres prêtent serment sur l’Evangile même s’ils sont athées.» C’est que l’Eglise grecque se veut «gardienne de l’hellénisme». (apic/be)




