contre les Eglises chrétiennes non-orthodoxes soient levées
Grèce: Les évêques catholiques demandent que les discrimations (161095)
Davantage d’attaques contre les catholiques
depuis le déclanchement de la guerre en ex-Yougoslavie
Athènes, 16octobre(APIC) Les attaques contre les catholiques en Grèce ont
augmenté depuis le déclanchement de la guerre des Balkans. Elles sont particulièrement perceptibles dans les régions dans lesquelles des évêques orthodoxes ont commenté la «solidarité interne des orthodoxes» dans le conflit en ex-Yougoslavie.
Les évêques catholiques de Grèce continuent à demander une revision des
lois discriminatoires envers les communautés de croyants non orthodoxes,
particulièrement celles qui laissent entendre que les autres religions sont
«étrangères» à la Grèce.
L’autonomie administrative de l’Eglise catholique, cautionnée par le
droit en vigueur, se trouve pourtant souvent mise en doute dans les domaines de l’administration de la justice. Les évêques catholique ont relevé
cette incohérence dans un memorandum remis au ministre grec de la Culture.
Par exemple, un texte précise que dans l’autorisation de construire une
église – quelque soit la confession – il faut obtenir une expertise officielle, qui n’oblige à rien, de la part de l’évêque orthodoxe du lieu, mais
qui cela provoque «de facto» un rôle préjudiciable aux autres confessions
chrétiennes.
Selon des sources catholiques d’Athènes, des attaques contre les catholiques se sont multipliées publiquement en Grèce ces derniers temps. Des
enfants catholiques sont ridiculisés par des collègues d’école à cause de
leur manière de faire le signe de la croix. Dans une lettre pastorale,Mgr
Nikolaos Foscolos, archevêque d’Athènes et président de la Conférence épiscopale grecque, se plaint aussi que des jeunes catholiques à la recherche
de travail trouvent des portes fermées à cause de leur confession.
Par ailleurs la cathédrale catholique d’Athènes, de rite latin, a été
dernièrement et à plusieurs reprises souillée par des inscriptions hostiles
au pape, comme «le pape bourreau des Balkans» ou comme «auteur du génocide
des Serbes. Les médias grecs ont aussi reproché au pape d’avoir voulu torpillé la rencontre pan-orthodoxe de Patmos en fin septembre en affirmant
qu’il n’était pasa prêt à y participer. L’archevêque catholique d’Athènes a
immédiatment réfuté cette critique en déclarant que l’Eglise orthodoxe de
Grèce avait manifesté lui-même qu’une visite du pape était innoportune,
parce que le temps «n’est pas encore mûr».
Il y a en Grèce environ 50’000 catholiques grecs de rite latin et 3’000
de rite byzantin. Sans compter 140’000 catholiques immigrés – Polonais, Libanais, Chaldéens d’Irak, etc – qui ont beaucouip de problèmes au niveau
pastoral: ils n’ont pas de paroisses à eux et doivent être intégrés aux paroisses existantes. Les catholiques de rite latin ont moins de problèmes
que les byzantins, même si les droits du point de vue constitutionnel sont
les mêmes pour les deux rites. Cette affirmation doit être maintenant être
infléchie, précisément depuis les tensions interreligieuse provoquées par
la guerre dans les Balkans.
Pour L’archevêque Foscolos, l’existence des catholiques en Grèce ne
devrait pas faire peur à l’orthodoxie. Il n’y a , à ses yeux, aucune raison
valable que certains représentants de l’orthodoxie voient la très petite
minorité catholique comme une Eglise concurente. L’existence de l’Eglise
catholique en Grêce devrait au contraire être vue comme une chance de mieux
se connaître mutuellement entre Eglises de l’Est et de l’Ouest. Avec la
perspective de former une jour une communauté réunie. En attendant, les
catholiques grecs doivent pouvoir se réjouir d’avoir les mêmes droits dont
jouissent les croyants orthodoxes grecs dans les autres pays de la Communauté européenne, conclut, Mgr Foscolos. (apic/kpr/oe/ba)




