Le christianisme n’est pas une éthique mais une nouvelle vie
Grèce: Rencontre interconfessionnelle de religieux
Aliartos, 8 septembre 2000 «Le christianisme ne fait que commencer». C’est autour de cet appel que s’est déroulée du 27 août au 3 septembre à Aliartos, en Grèce, la 29e rencontre inter-confessionnelle et internationale de religieux et religieuses. Les participants provenant de 18 pays se sont constitués en association.
Réunis pour la première fois en Grèce, au Centre de Congrès de l’archevêché de Thèbes et Lévadia, à coté du monastère orthodoxe féminin d’Evangelistria, les religieux représentaient 18 pays: Albanie, Belgique, Brésil, Bulgarie, Croatie, Espagne, France, Géorgie, Grèce, Pays-Bas, Italie, Macédoine, Malte, Maroc, Roumanie, Suisse et Ukraine. La session a été animée par le P. Aitor Jimenez, religieux catholique espagnol, et par l’archimandrite belge Athénagoras Peckstadt (Belgique), du Patriarcat Oecuménique de Constantinople. Le thème de la réunion – ” Le christianisme ne fait que commencer» – est un appel à notre conscience de chrétiens, a expliqué l’archimandrite Athénagoras Peckstadt» Il rappelle que le christianisme n’est pas une nouvelle éthique mais une nouvelle vie, qui met l’homme en contact direct avec Dieu. Le Christ est celui qui porte avec nous le fardeau de notre vie. C’est le centre et l’axe du christianisme.»
La rencontre s’est tenue avec la bénédiction du Patriarche Œcuménique Bartholomée Ier et du Cardinal Edward Cassidy, président du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens. Elle a comportée une forte note monastique, à travers les participants, les interventions et les visites de monastères. Trois des nombreuses moniales orthodoxes avaient fait le voyage de Géorgie^, alors que leur patriarcat s’est retiré il y a trois ans de toute activité oecuménique.
Engagement pour les valeurs immuables
Parmi les conférenciers, le Métropolite Emilianos Timiadis (Patriarcat Oecuménique) a souligné l’urgence, au déébut du nouveau millénaire, de s’engager dans le domaine des valeurs immuables. L’higoumène Syméon Cossec (Patriarcat de Moscou, France) a situé la vie monastique dans la quête de l’unité, vécue en accomplissant le commandement du Christ: ” Aimez-vous les uns les autres». Soeur Emilianie Hanson (Monastère de l’Exaltation de la Sainte Croix, en Grèce) a mis en relief la responsabilité des moines devant l’invitation de Dieu à prendre la suite du Christ sur le chemin de la Croix.
Le Pasteur Alfredo Abad et Fernando Rodriguez Garrapucho, tous deux Espagnols, ont évoqué la Déclaration sur la justification signée par la Fédération Luthérienne Mondiale et le Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens le 31 octobre 1999. Soeur Elena Oyarzabal (Espagne) a parlé de croyants qui ont été des artisans de paix et de défense des droits de l’Homme. Roberto Cherubini (Rome) a présenté l’histoire de la Communauté de Sant’Egidio.
Les rencontres avec l’Eglise locale n’ont pas manqué, notamment avec le diocèse de Thèbes et Lééadia et avec la communauté de l’Elévation de la Sainte Croix, dont les sœurs représentent 15 nationalités. Les temps de prière et les célébrations quotidiennes ont manifesté la diversité des langues et des Eglises catholique, protestante et orthodoxe. La dernière journée a été consacrée à la création d’une association internationale, l’E.I.I.R. L’archimandrite Athénagoras Peckstadt, du Patriarcat Œcuménique de Belgique, en a été élu président, et Aitor Jimenez, religieux catholique espagnol, secrétaire général. La prochaine rencontre l’an prochain est prévue à Zagreb, en Croatie. (apic/cip/mjp)



