Les dons d'organes doivent reposer sur la gratuité du geste | © pixabay.com scotth23 CC0
Vatican

Greffes d’organes: Léon XIV plaide pour une pratique éthique et gratuite

Recevant des professionnels de la médecine des greffes, le 26 mars 2026, Léon XIV a encouragé les dons d’organes, tout en appelant à maintenir la gratuité et à éviter «toute forme de marchandisation du corps humain».

Cette audience était organisée dans le cadre des États généraux du Réseau national italien de transplantation, auxquels a participé l’Académie pontificale pour la vie.

Dans son discours, le pape a rappelé que le premier don d’organe en Italie avait eu lieu il y a 70 ans, à l’initiative d’un prêtre catholique, avant même la législation. Le bienheureux Carlo Gnocchi disposa que «ses cornées soient prélevées après sa mort et transplantées à deux jeunes […] qui purent ainsi recouvrer la vue». Ce geste «suscita une large réflexion dans la société italienne et contribua à lancer un processus de définition législative», a ajouté l’évêque de Rome.

L’Église partante dès le début

À la suite de cette initiative, a-t-il poursuivi, Pie XII a reconnu la licéité du prélèvement à des fins thérapeutiques réalisé dans le respect de normes éthiques. Et Léon XIV de mettre en valeur l’implication de l’Église catholique «dès les débuts» de ce domaine de la santé.

Rappelant, à l’instar du Catéchisme de l’Église catholique, la nécessité du «consentement» dans cette pratique, le pape a recommandé d’éviter «toute forme de marchandisation du corps humain» et de garantir «des critères justes et transparents» pour les greffes. Citant son prédécesseur le pape François, le pontife a aussi plaidé pour que le don reste «un acte gratuit», à une époque «où tout risque d’être évalué selon la logique du prix, de l’efficacité ou de l’intérêt».

Léon XIV a encouragé la recherche scientifique pour répondre aux nombreuses demandes – qui dépassent de loin la disponibilité –, exhortant toutefois à orienter le progrès vers «le bien intégral de la personne et le respect de sa dignité». L’Académie pontificale pour la vie a récemment actualisé ses directives éthiques sur les xénogreffes, une technique expérimentale consistant à greffer un organe animal sur l’homme.

Le pape a enfin incité les institutions et le monde du bénévolat à poursuivre la sensibilisation «afin qu’une culture du don toujours plus consciente, libre et partagée puisse se développer». (cath.ch/imedia/ak/lb)

Les dons d'organes doivent reposer sur la gratuité du geste | © pixabay.com scotth23 CC0
26 mars 2026 | 16:37
par I.MEDIA
Temps de lecture : env. 2  min.
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