Un fléau qui fait 5’000 victimes chaque année

Guatemala: Accord entre gouvernement et société civile pour lutter contre la violence

Guatemala Ciudad, 16 avril 2009 (Apic) Une centaine de mesures à court et à long terme pour combattre «de façon coordonnée et engagée» la violence et l’impunité, ont été adoptées mercredi au Guatemala par les responsables des trois pouvoirs de l’Etat, en présence du président Alvaro Colom. Des mesures qui visent à tenter d’endiguer la violence dans le pays.

L’accord baptisé de «Sécurité et Justice», est présenté comme l’effort conjoint le plus ambitieux depuis les accords de paix de 1996, qui mirent fin à 36 ans de guerre civile.

Il rassemble les propositions d’institutions comme le Parquet des droits humains, de secteurs de la société civile en plus de la contribution de l’Eglise catholique et évangélique. Ces accords visent à enrayer la vague de violence qui cause en moyenne chaque jour 17 victimes dans tout le pays.

«Le président a vu dans cette proposition une initiative importante de la société civile qui coïncide totalement avec sa vision personnelle de la façon dont affronter le problème de la violence», a relevé un haut conseiller de Colom.

Le plan prévoit une série de réformes législatives afin d’augmenter les ressources financières destinées aux forces de sécurité et à l’appareil judiciaire, en renforçant en même temps la surveillance sur l’action des juges et des agents de police.

L’essor de la pauvreté, qui frappe 51% des 13,3 millions de guatémaltèques, et l’infiltration de la criminalité dans les institutions sont considérés comme les principaux facteurs à l’origine des activités de la criminalité organisée dans un pays où 5’000 morts violentes sont enregistrées chaque année, le troisième taux d’homicides le plus élevé au monde. (apic/misna/pr)

16 avril 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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