L’Eglise a besoin de la vérité sur ce meurtre
Guatemala: Célébration pour l’anniversaire de l’assassinat de Mgr Gerardi
Guatemala Ciudad, 3 mai 2009 (Apic) Le meurtre de l’évêque coadjuteur de Guatemala, Mgr Juan José Gerardo Conedera, le 26 avril 1998, «reste une profonde blessure ouverte pour l’Église catholique et le peuple de ce pays».
Des paroles prononcées pendant la célébration, dans la cathédrale métropolitaine de la capitale le cardinal Rodolfo Quezada Toruño, archevêque de Guatemala, du 11ème anniversaire de la mort d’un «Martyr de la paix guatémaltèque».
Mgr Gerardi a été assassiné à coups de pierres dans la cour de l’église San Sébastian, située à quelques centaines de mètres du palais présidentiel, 48 heures après avoir présenté le rapport «Guatemala, plus jamais», issu du Projet interdiocésain de Récupération de la mémoire historique (Remhi).
Le document énumérait plus de 55’000 violations des droits de l’homme commises pendant la guerre civile (1960-1996) – soldée par un bilan de 200’000 victimes au moins, entre morts et personnes disparues -, dont 80% étaient attribuées à l’armée. «Nous avons toujours clamé notre besoin de connaître la vérité pour pouvoir pardonner. Que les commanditaires du crime et ceux qui s’efforcent de confondre l’opinion publique le sachent», a ajouté le cardinal Quezada, qualifiant Mgr Gerardi comme «un pasteur exemplaire des plus pauvres et indigents».
Après une longue navette judiciaire, la condamnation à 20 ans de réclusion du colonel de l’armée, Byron Disrael Lima, de son fils, le capitaine Byron Lima, et du religieux Mario Orantes, secrétaire de la victime, en tant que co-auteurs du meurtre, a été confirmée le 7 juin 2001 ; un autre militaire impliqué dans l’enquête, Obdulio Villanueva, a été tué en prison le 12 février 2003 au cours d’une révolte carcérale suspecte. (apic/misna/pr)



