Les secteurs sociaux et économiques pointent le doigt
Guatemala: Des obstacles nommés autorités empêchent l’application des accords de paix
Guatemala Ciudad, 13 février 2002 (APIC) Des obstacles nommés gouvernement empêchent l’application des accords de paix, estiment les secteurs sociaux et économiques de ce pays.
Le processus de paix au Guatemala reste lent et connaît peu de progrès à cause du manque de «bonne volonté» de tous pour le consolider, ont-ils estimé à Washington, à l’issue de la session du groupe consultatif chargé de collaborer à l’application des accords de paix qui avaient le 29 décembre 1996 mis fin à 36 ans de guerre civile.
La société civile et les indigènes ont relevé que le chemin à faire en matière de respect des droits humains est encore long. Il en est de même pour la non discrimination des populations autochtones.
De son côté, le président de la chambre de l’Industrie a clairement déclaré que le ’’Guatemala vit quotidiennement une situation de conflit’’ en relevant par ailleurs que ’’le gouvernement continue à modifier les lois toujours en sa faveur’’.
Il a rappelé que la majeure partie de la population vit dans des conditions de pauvreté voire d’extrême pauvreté et demande à la communauté internationale de collaborer pour résoudre la crise économique qui afflige le pays, en ouvrant ses marchés aux produits guatémaltèques.
Par ailleurs, le même président de la chambre de l’Industrie a exhorté les ’donors’ à contrôler plus efficacement les financements accordés au Guatemala. La session du groupe consultatif s’est clôturée par la souscription d’une entente qui accorde au pays de l’Amérique centrale 176,6 millions de dollars pour le financement de 8 projets de développement. La Banque Interaméricaine du Développement (BID) a, en outre, accordé trois nouveaux prêts d’un montant total de 85,7 millions de dollars. (apic/mna/pr)




