La dernière victime d’une longue série de meurtres politiques

Guatemala: La fille du candidat de l’opposition assassinée

Guatemala Ciudad, 24 août 2007 (Apic) La fille d’un candidat aux élections du Parlement du 9 septembre a été retrouvée morte, assassinée, de même que deux autres personnes, à l’intérieur d’un taxi abandonné à Guatemala.

Ces meurtres sont les derniers d’une longue série qui a caractérisé jusqu’à présent la plus violente campagne électorale de l’histoire du Guatemala depuis la fin de la guerre civile (1960-1996).

La jeune fille, Marta Cristina Montenegro, âgée de 14 ans, était la fille de Héctor Montenegro, représentant du parti ’Unidad Nacional de la Esperanza’ (Une, opposition) du candidat social-démocrate à la présidence, Álvaro Colom, en tête dans les sondages.

Héctor Montenegro s’est déclaré certain qu’il s’agit d’un assassinat rattaché à ses activités; récemment affilié au parti de l’Une, Héctor Montenegro dirige l’Association du troisième âge du Guatemala qui, au terme d’une longue bataille au sein du Parlement, accompagnée également de grèves de la faim, a obtenu l’approbation d’une pension minimum pour les personnes âgées pauvres et dépourvues de couverture sociale.

«Je n’ai pas de preuves, mais j’en suis tout de même convaincu», a déclaré le candidat au Parlement. Vendredi dernier, José Méndez, fils de l’ex-député Amilcar Méndez – l’un des collaborateurs les plus proches du candidat à la vice-présidence de l’Une, Rafael Espada -, avait été assassiné par balles.

Selon l’organisation indépendante ’Mirador Electoral’, les «actes de violence d’origine politique» s’élèvent à un minimum de 50 depuis le début de l’année, avec un bilan de plus de 40 morts et d’une vingtaine de blessés. Le parti le plus touché est pour l’instant l’Une, avec 15 victimes. (apic/misna/pr)

24 août 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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