L’abolition de la peine de mort n’est pas pour demain
Guatemala: Le président du congrès veut un référendum sur la peine de mort
Ciudad de Guatemala, 2 août 2002 (APIC) L’abolition de la peine de mort au Guatemala n’est sûrement pas pour demain. Au terme de la visite du pape Jean Paul II au pays, le président Alfonso Portillo avait annoncé que durant son mandat – qui arrivera à terme en 2004 -, les exécutions seront suspendues. Il avait ajouté que le Congrès national s’est engagé à examiner une loi qui mettrait définitivement à ban la peine capitale.
Malgré la compétence du Parlement pour décider en la matière, son président, l’ancien dictateur Efaín Ríoss Montt, retient que la décision reviendra aux Guatémaltèques, qui se prononceront par voie référendaire. «C’est une question qui ne peut être considérée seulement d’un point de vue politique ou émotif. C’est un problème sérieux qu’il faudra voir en fonction de la société», a dit Efaín Ríoss Montt, le dirigeant du FRG (Front Républicain Guatémaltèque) au pouvoir.
De son côté, le porte-parole de la présidence, Byron Barrera, admet qu’il s’agit d’un «sujet délicat qui mérite d’être pris en considération par toute la population». Jorge Rosales, dirigeant du parti de l’opposition, le PAN (Partie de l’Avancée Nationale), craint qu’abolir la peine de mort en ce moment pousse les gens à faire justice eux-mêmes. De fait, le phénomène du lynchage est encore très répandu dans le pays.
Enfin, les associations de défense des droits humains locales sont totalement favorables à l’abolition de la peine de mort. Toutefois, elles retiennent que l’initiative de Portillo a des visées exclusivement politiques. (apic/misna/bb)




