L’ex-dictateur Efraín Ríos Montt une nouvelle fois pointé du doigt
Guatemala: Pouvoirs occultes et groupes paramilitaires sèment la violence
Ciudad de Guatemala, 3 octobre 2004 (Apic) La situation des droits de l’Homme s’est encore détériorée ces deux dernières années à cause de l’action de «groupes clandestins» formés d’unités militaires spécialisées et d’agents de police.
Le constat émane de l’organisation non gouvernementale «Wola- Washington office on Latin America» Cette ONG a présenté cette semaine dans la capitale guatémaltèque un dossier intitulé «Pouvoirs occultes dans le Guatemala de l’après-guerre», pas vraiment à l’avantage de l’ex-dictateur Rios Montt et des militaires.
Selon leurs auteurs, Susan C. Peacock et Adriana Beltrán, les six premiers mois de 2004 sont les plus violents jamais enregistrés dans ce pays d’Amérique centrale depuis la fin de la longue guerre civile (1960- 1996).
47 plaintes
Le texte documente 47 plaintes d’attaques attribuées aux groupes clandestins, contre des religieux, des défenseurs des droits de l’Homme, des journalistes, des chefs indigènes, des anthropologues et des paysans. Parmi les détenteurs de ces «pouvoirs occultes», le document cite l’ex- dictateur Efraín Ríos Montt, accusé à plusieurs reprises pour crimes de lèse humanité durant son mandat, ainsi que plusieurs généraux à la retraite proches de l’ancien état-major présidentiel, dont Manuel Antonio Callejas et Otto Pérez Molina.
La semaine dernière, après une mission d’investigation dans le pays, la rapporteuse spéciale de la Commission interaméricaine des droits de l’Homme, Susan Villaran, a en outre dénoncé «l’impunité persistante» dont bénéficient les responsables de violences contre les femmes. (apic/ag/pr)




