Les parlementaires contraints de repousser le vote

Guatemala: Remous et protestations contre l’accord de libre échange appelé Cafta

Guatemala Ciudad, 9 mars 2005 (Apic) Le Parlement du Guatemala a été contraint de suspendre et renvoyer à une date indéterminée un débat sur l’approbation d’un accord économique de libre-échange entre les pays d’Amérique centrale et les Etats-Unis, appelé Cafta (Central american free trade agreement).

Des affrontements entre les policiers et des petits groupes de manifestants contraires à l’accord, devant le siège du Parlement, ont contraint les députés à suspendre leurs travaux. Autre raison, témoignant sans doute aussi du peu d’empressement des députés à ratifier l’accord en question: le quorum n’étant pas atteinte, a assuré le porte-parole de l’Assemblée nationale.

L’accord, qui abaisserait ou éliminerait les droits de douane et les tarifs d’importation pour de nombreux produits, n’est pas apprécié par toutes les forces politiques. En particulier, au Guatemala comme dans le reste de l’Amérique centrale, les partis d’extrême gauche craignent que le Cafta puisse avoir un impact négatif sur l’emploi et que les paysans ne réussissent pas à faire face à la compétition en termes de prix des produits vendus par les sociétés américaines, soutenues par des subventions gouvernementales.

Craintes

En plus de Washington et du Guatemala, le Cafta concerne aussi le Nicaragua, Costa Rica, la République dominicaine, le Honduras et le Salvador; ces deux derniers pays sont les seules pour l’instant à avoir ratifié l’accord.

L’entrée en vigueur de ce pacte rencontre en effet quelque résistance parmi les législateurs américains. Certains députés démocratiques considèrent le Cafta trop faible en matière de droits des travailleurs et de protection de l’environnement, d’autres, républicains, sont préoccupés par la possible perte d’emplois aux Etats-Unis. (apic/misna/pr)

9 mars 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!