menaces de mort ENI-96-0164çF
Guatemala: une année après l’assassinat d’un pasteur, sa veuve rec,oit des
Guatemala, le 2 juillet (ENI) – La veuve d’un pasteur presbytérien
guatémaltèque, assassiné l’an dernier, apparemment parce qúil était
défenseur de la cause des autochtones, a elle-même rec,u des menaces de
mort.
On soupc,onne des membres d’organisations terroristes, proches de l’armée
guatémaltèque, d’avoir assassiné le pasteur presbytérien Manuel Saquic,
coordinateur du Bureau des droits de la personne du consistoire de
Kakchiquel à Chimaltenango.
Le meurtre avait provoqué l’indignation de nombreux responsables d’Eglise
étrangers qui avaient protesté auprès des autorités guatémaltèques et
réclamé l’arrestation d’un ancien membre de l’armée, Victor Roman, suspecté
d’avoir organisé ou perpétré cet assassinat et celui d’un autre membre du
consistoire.
Or Victor Roman est toujours libre, en dépit du mandat d’arrêt lancé contre
lui et des promesses répétées du gouvernement de l’arrêter.
La veuve de Manuel Saquic, Maria Francisca Ventura, a rec,u des menaces le
24 juin, au lendemain d’un service célébré par l’Eglise presbytérienne
évangélique nationale pour commémorer le premier anniversaire de la mort de
son mari, a rapporté l’Agence de nouvelles d’Amérique latine et des
Carai»bes (ALC).
Le 24 juin, a déclaré Maria Francisca Ventura, qui tient une petite
boutique de vêtements, un homme, se faisant passer pour un client, a
demandé à son assistante «de dire à Maria Francesca qúelle allait payer
très cher pour tout ce qui s’était passé la veille».
Les fidèles, présents au service célébré à Chimaltenango, avaient reproché
aux autorités guatémaltèques de ne pas avoir arrêté Victor Roman.
Par ailleurs, ce même jour, les fidèles ont organisé une marche vers le
lieu o? avait été découvert le corps de Saquic et célébré un service près
de sa tombe, qui s’est terminé par un appel aux autorités pour leur
demander de fermer la base militaire de Chimaltenango.
Maria Francisca Ventura a participé à toutes ces célébrations ainsi qúà une
réunion familiale à Alotenango, o? Manuel travaillait comme pasteur au
moment de son assassinat.
Le meurtrier n’ayant toujours pas été arrêté, de nombreux responsables
d’Eglise de l’étranger, notamment les modérateurs de l’Eglise d’Ecosse et
de l’Eglise presbytérienne (Etats-Unis), ont fait part aux autorités
guatémaltèques de leur préoccupation. (360 mots)



