Le pape s’adresse au Conseil de l’Europe
Guerre dans les Balkans: Offensives tous azimuts du Saint-Siège pour la paix
Rome, 29 mars 1999 (APIC) Le pape Jean Paul II a réitéré lundi son appel pour l’arrêt immédiat des violences au Kosovo, en recevant au Vatican les membres du Bureau de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et ceux des différents comités parlementaires (pour les Affaires politiques, les Affaires juridiques, les Droits de l’homme, les Migrations, les Réfugiés et la Démographie). «En réponse à la violence, une autre violence n’est jamais une voie d’avenir pour sortir d’une crise», a insisté le pape.
Parlant d’un «conflit qui se déroule à nos portes» et qui «blesse l’ensemble de l’Europe», le pape a demandé que tout soit mis en oeuvre pour que s’instaure la paix dans la région et que les populations civiles puissent vivre dans la fraternité sur leur terre.
«En réponse à la violence, une autre violence n’est jamais une voie d’avenir pour sortir d’une crise «. Il convient donc, a poursuivi Jean Paul II, de «faire taire les armes et les actes de vengeance», pour «engager des négociations qui contraignent les parties», en vue de parvenir à un accord qui respecte les différents peuples et les diverses cultures. Une démarche qui, a conclu le pape, pourra s’inscrire dans l’histoire comme un nouvel élément prometteur pour la construction européenne.
On ne peut pas parler de paix sous les bombardements
Interrogé par le quotidien «La Repubblica» du 29 mars, le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat, souligne de son côté que le Saint-Siège est en «contact étroit» avec l’ONU et avec tous les pays impliqués dans le conflit, auxquels il demande «d’intervenir immédiatement pour mettre fin aux bombardements et à toute forme de violence dans les Balkans». Il faut donner place immédiatement au dialogue entre toutes les parties en cause, insiste le cardinal. Les bombardements sur l’ex-Yougoslavie «doivent cesser, et tout de suite», car «on ne peut pas parler de paix et de négociations sous le cauchemar des bombes et des massacres».
De son côté, le nonce apostolique à Belgrade, l’archevêque espagnol Mgr Santos Abril y Castello, interrogé le même jour par le quotidien «Il Corriere della Sera», affirme frapper à toutes les portes pour parler de paix. «Ce n’est certainement pas par les armes que l’on résoudra un contentieux qui dure depuis des siècles», assure-t-il, en précisant qu’il reste constamment en contact avec le ministre des Affaires étrangères de la République fédérale de Yougoslavie. (apic/imed/pr)



