Le problème du terrorisme ne se résoudra pas par la guerre
Guerre en Afghanistan: déclaration commune des trois Eglises nationales
Fribourg, 17 octobre 2001 (APIC) Guerre en Afghanistan: déclaration commune des trois Eglises nationales, estiment les trois Eglises nationales suisses, dans une déclaration commune publiée le 17 octobre. L’Eglise catholique romaine, l’Eglise catholique chrétienne et la Fédération des Eglises protestantes s’inquiètent en outre des retombées: en Afghanistan, relèvent-elles, se dessine actuellement une catastrophe humanitaire d’une ampleur inimaginable
L’intervention militaire ne résoudra guère le problème du terrorisme, disent les Eglises. Le Présidium de la Conférence des évêques suisses, le Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse et l’évêque de l’Eglise catholique chrétienne de Suisse ne peuvent approuver la guerre. «Les Eglises sont conscientes que le terrorisme doit être combattu. Mais au vu de la complexité d’un terrorisme dont les ramifications courent dans le monde entier, une intervention militaire ne résoudra guère le problème; elle doit en tous les cas être accompagnée d’autres mesures».
Pour parvenir à une paix durable et briser la spirale de la violence, estiment les trois signataires de la déclaration, il faut en reconnaître et en éradiquer les causes réelles, tant sociales que culturelles, politiques et économiques. Les Eglises soulignent que le Christ a rejeté la violence sous toutes ses formes. Elles sont aussi conscientes qu’au cours de l’histoire les chrétiens n’ont pas toujours agi en conséquence. «Les terribles attentats du 11 septembre dernier contre les Etats-Unis menacent d’entraîner le monde dans un tourbillon de destructions. Tous sont concernés: les chrétiens comme les musulmans, les pays industrialisés comme les pays en développement. Tous les hommes ont peur du terrorisme et de ses conséquences».
Certes, poursuivent les Eglises, le terrorisme doit être combattu par les moyens les plus divers, mais «nous doutons fort que les bombardements soient utiles, car, en fin de compte, ce sont toujours les populations civiles qui en souffrent le plus».
En Afghanistan, relèvent-elles en conclusion, se dessine actuellement une catastrophe humanitaire d’une ampleur inimaginable. Les oeuvres d’entraide – ecclésiales et autres – fournissent en Afghanistan et dans les Etats voisins, dans des conditions extrêmement difficiles, une aide aux réfugiés. Le nombre de ces derniers devrait largement dépasser le million.
Les Eglises nationales appellent tous les croyants à prier pour la paix, à travailler à une entente durable entre les peuples et les religions et soutenir matériellement les oeuvres d’entraide. (apic/com/pr)




