Des mesures restrictives ont été annoncées
Guinée-Bissau: Le gouvernement se bat contre l’épidémie de choléra
Bissau, 21 août 2008 (Apic) Dans le but de faire face au développement incontrôlé de l’épidémie de choléra – qui a atteint «des proportions alarmantes» – , le gouvernement de la Guinée Bissau est en train de mettre en place des mesures rigoureuses.
«Le gouvernement a annoncé des restrictions dans les mouvements de rassemblement social, comme les mariages», annonce le Père Davide Sciocco, directeur de la radio missionnaire «Sol Mansi» (Soleil levant). Le prêtre italien, qui dirige cet émetteur catholique basé à 80 kilomètre de la capitale Bissau, a déclaré à l’agence de presse catholique Misna que les «mariages sont pourtant très nombreux en cette période». Il redoute que ces mesures adoptées pour éviter la propagation de cette épidémie aient été trop tardives, car la situation qui règne dans le pays est «alarmante». Cette épidémie a déjà causé 53 décès et plus de 2’000 contaminations.
Mercredi matin 20 août, le ministère de la Santé a diffusé un appel à la communauté internationale demandant une «intervention immédiate» pour enrayer la propagation de l’épidémie. «La zone la plus affectée est celle de Bissau où des quartiers entiers sont isolés suite aux dégâts causés par les pluies sur les routes et les ponts», confie le Père Davide Sciocco à l’agence Misna.
Un des établissements médicaux de la capitale où le missionnaire se trouve depuis des mois, est inutilisable à cause des conditions d’abandon. «La population commence à s’inquiéter, ajoute-il, dans la mesure où l’épidémie a été localisée depuis quelques temps». Le missionnaire estime par ailleurs que la maladie pourrait provoquer beaucoup plus de victimes que dans le passé. Et la responsable de l’Unicef en Guinée-Bissau, Silvia Luciani, d’ajouter qu’outre la capitale Bissau, les régions de Quinara, dans le Sud, Biombo et Tombali, dans l’Ouest, subissent aussi l’impact de l’épidémie. «Le gouvernement vient d’être investi et la crise politique des derniers mois, critique la responsable de l’Unicef, a mis au second plan l’urgence médicale». (apic/misna/ts)



