Un évêque réclame plus de fermeté des forces de l’Onu

Haïti: Les cas de kidnapping se multiplient

Port-au-Prince, 23 juin 2006 (Apic) L’Eglise catholique en Haïti se déclare préoccupée par la violence et les actes de kidnapping, qui se multiplient à Port-au-Prince.

«L’Église condamne énergiquement les actes de kidnapping, qui bafouent la dignité de la personne humaine. Nous voulons que cela cesse et nous demandons aux détenteurs légitimes du pouvoir, aux forces de l’Onu et à la société civile de se réveiller et d’agir ensemble pour lutter contre ce phénomène, l’insécurité et la violence», a déclaré Mgr Pierre Dumas, évêque auxiliaire de la capitale Port-au-Prince.

Après une relative accalmie qui a accompagné le processus électoral ces derniers mois, les bandes armées de la capitale ont repris leurs actes de banditisme, enlèvements et assassinats. Sans parler des violences quotidiennes mortelles, plusieurs cas de kidnappings ont été dénoncés, notamment celui d’un ressortissant canadien, Ed Hughes. Les ravisseurs ont demandé une rançon très élevée en échange de sa libération, sans quoi ils menacent d’exécuter l’otage.

«La police a dénombré 47 cas de kidnapping depuis le mois d’avril et ils sont peut-être plus nombreux» confie à l’Agence Misna Mgr Dumas. «On nous signale aussi des cas de viols de fillettes, certainement en dessous de leur nombre réel car souvent les victimes n’osent pas le révéler. Il faut faire cesser ces actes avilissants, qui traumatisent les personnes et brisent les familles» insiste le prélat haïtien.

Selon le prélat, on constate, avec la mise en place du nouveau gouvernement guidé par le président René Préval, «une certaine amélioration dans l’organisation de la police. Son directeur général vient d’ailleurs d’être confirmé. Mais nous aimerions que la gestion de la sécurité se fasse en concert avec les autres forces en présence – la Minustah – et avec les autorités judiciaires. Trop souvent des bandits arrêtés sont relâchés, soit pour vice de procédure, soit en échange d’argent versé à des officiers corrompus. La société doit reprendre conscience. Il faut se ressaisir». (apic/misna/pr)

23 juin 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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