Elections continuellement reportées et enlèvements de civils

Haïti: Une patrouille des Nations Unies attaquée par des bandits

Port-au-Prince, 17 novembre 2005 (Apic) Une patrouille de la Minustah (Mission des Nations Unies pour la stabilisation d’Haïti) a été attaquée le 16 novembre par des bandits dans la capitale Port-au-Prince. Les violences et l’incertitude quant aux élections se poursuivent.

Selon des sources émanant des casques bleus de l’ONU, une patrouille des Nations Unies a été attaquée le 16 novembre. L’agression contre la patrouille de la Minustah (Mission des Nations Unies pour la stabilisation d’Haïti) se solde par 4 émeutiers tués et une vingtaine de personnes arrêtées.

Cet incident traduit la confusion régnant encore dans le pays caribéen (l’un des plus pauvres au monde), qui prépare avec peine des élections législatives et présidentielle dont la date, initialement prévue le 20 novembre et après 4 reports, n’est pas encore fixée.

Les critiques se font vives sur le Conseil électoral provisoire (Cep) de la part de la population, des partis et des candidats (ils sont 35 pour la présidentielle). Pendant ce temps, la violence dans la capitale, bien qu’ayant diminué ces dernières semaines, n’est pas contenue. La vague d’enlèvements de civils commencée il y a quelques mois n’est pas encore terminée. On apprend par ailleurs dans la presse locale que deux camions d’aides alimentaires du Pam (Programme alimentaire mondial des Nations Unies) et de l’organisme Yélé Haïti (fondée en 2004 par Wyclef Jean, l’artiste haïtien de hip hop) ont été pillés lundi à Cité Soleil, l’un des quartiers bidonvilles les plus difficiles de Port-au-Prince, durant une opération de distribution à la population.

Quant au dossier Jean-Bertrand Aristide – le président déchu en février 2004 – L’Alliance démocratique, parti d’opposition, a demandé au gouvernement du président Thabo Mbeki en Afrique du Sud, où il est accueilli si l’ex président faisait bien l’objet d’une demande d’extradition en raison de la plainte officiellement présentée par le gouvernement intérimaire haïtien pour détournement de fonds publics. L’exécutif sud africain a répondu qu’aucune demande d’extradition n’avait été reçue. (apic/misna/vb)

17 novembre 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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