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Châtel-Saint-Denis: Messe d’action de grâce pour la canonisation de sainte Léonie Aviat

Présidée par Mgr Bernard Genoud

Châtel-Saint-Denis, 11 janvier 2001 (APIC) Mgr Bernard Genoud, évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, célébrera samedi à l’église de Châtel-Saint-Denis une messe d’action de grâce pour la canonisation de sainte Léonie Aviat, fondatrice de la Congrégation des S?urs oblats de Saint-François de Sales.

La communauté de Châtel-Saint-Denis a été fondée en 1903. La canonisation de S?ur Léonie Aviat, par le pape Jean Paul II le 25 novembre dernier à Rome, avait été l’occasion d’un pèlerinage pour des fidèles de la région, qui s’étaient joints aux centaines d’autres pèlerins, venus notamment de Berne ou de Soyhières, dans le Jura, où la Congrégation compte également des Instituts.

«Ce fut un Pèlerinage d’une ferveur exceptionnelle, durant lequel une profonde communion a soudé tout le groupe», commente aujourd’hui l’abbé Bernard Schubiger, qui concélébrera avec Mgr Genoud. Cette messe d’action de grâce s’inscrit dans le cadre d’une journée qui débutera en début d’après-midi déjà, pour se terminer en soirée, avec une rencontre entre l’évêque et les participants au pèlerinage, lors de la canonisation de la sainte. en novembre dernier,

Soyhières, port d’attache

Le village de Soyhières, près de Delémont, fut pourtant le port d’attache de S?ur Léonie Aviat, lorsque la persécution en France avait contraint sa communauté à l’exil en 1903. La future sainte Léonie Françoise de Sales s’appelait Léonie Aviat à sa naissance à Sézanne dans la Marne en France en 1844. Elle est entrée à onze ans au pensionnat de la Visitation à Troyes, dirigée par la Mère Marie de Sales Chappuis, Jurassienne de Soyhières, dont les Jurassiens attendent toujours de voir avancer son dossier en vue d’une béatification. Léonie Aviat devient S?ur Léonie Françoise de Sales en 1866. Devenue supérieure générale de l’institut à 28 ans, avec 34 religieuses sous ses ordres, elle développa les Oeuvres ouvrières, foyers dans lesquels les jeunes filles recevaient une formation pratique et une éducation à la foi.

Léonie Aviat (1844-1914) est née le 16 septembre 1844. Elle fut confiée très tôt par ses parents aux religieuses du monastère de la Visitation de Troyes. C’est dans cette atmosphère qu’elle décida de rentrer dans la vie religieuse, plus particulièrement au service de la classe ouvrière. Engagée dans un premier temps dans l’oeuvre du Père Louis Brisson, fondateur d’un centre d’accueil pour jeunes travailleurs, elle finit par fonder la congrégation des soeurs oblates de saint François de Sales, aujourd’hui présente en Europe, en Amérique et en Afrique ­ où les religieuses s’occupent plus particulièrement de malades du Sida.

En 1906, deux ans après la loi française sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, Mère Françoise de Sales ­ son nom de religion – décida de transférer la maison-mère à Pérouse en Italie, où elle vécu les huit dernières années de sa vie.

Durant la fin du XIXe siècle, la Congrégation a ouvert Plusieurs maisons en France, avant d’essaimer dans le monde. C’est en Afrique du Sud que s’ouvrira la première maison extra-européenne. Il y en a actuellement dans les deux Amériques, en Afrique et dans plusieurs pays d’Europe, dont la Suisse, avec trois les Instituts de Soyhières, Berne et Châtel-Saint- Denis. (apic/sic/lib/pr)

11 janvier 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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