Hommage de l’abbé Cornelius Koch
Dans une interview accordée à l’agence APIC, l’abbé Cornelius Koch, très touché par la mort de son ami, estime que «celui qui utilise l’assassinat de Don Beretta pour en faire un argument xénophobe, le tue une deuxième fois». Il pense que l’assassinat est lié au problème de la drogue. Le curé de Ponte Chiasso n’acceptait en effet aucun trafic de drogue dans le lieu où il accueillait les réfugiés.
Durant les douze dernières années, estime l’abbé Koch, le curé Beretta a accueilli 6’000 à 7’000 réfugiés. Parmi ces milliers, il peut arriver comme en Suisse, qu’un très petit pourcentage, soient des criminels.
«Renzo Beretta était l’un de mes meilleurs amis et il reste pour moi une figure que l’on garde dans son cœur avec admiration. Sa vie a été consacrée non seulement à l’Eglise catholique mais à l’humanité toute entière. C’est pourquoi des hommes célèbres comme le clown Dimitri et l’architecte Mario Botta, se sont solidarisés concrètement avec lui. Renzo Beretta a fait des merveilles pour ouvrir les frontières en redonnant confiance autour de lui, car il croyait en la bonté des hommes. J’espère que quelqu’un reprendra sa place au service des réfugiés. Cela serait alors une belle réponse à l’annonce tragique de sa mort». (apic/job/ba)



