Cameroun: 36e assemblée annuelle de la Conférence épiscopale

Homosexualité et avortement au pilori

Yaoundé, 9 février 2013 (Apic) La Conférence épiscopale nationale du Cameroun (CENC) a réitéré sa condamnation de l’homosexualité et de l’avortement, rapporte le 8 février 2013 le journal camerounais «Le Quotidien Mutations». Suite à leur 36e session annuelle à Sangmélima, dans le sud du pays, les évêques ont qualifié ces pratiques de «déshumanisantes».

Dans leur communiqué final, les prélats africains dénoncent «le climat de permissivité, d’oubli de Dieu, de la création et de la nature telle que Dieu l’a créée et voulue pour notre bonheur». Cette situation que vit le monde entier, se manifeste par la banalisation des avortements.

«Sous le prétexte du respect des droits de l’homme et du principe de non-discrimination, des organisations internationales tendent à imposer aux pays africains et au monde, des législations reconnaissant des orientations sexuelles contraires à la nature. Les pratiques telles que l’homosexualité, les mariages gays avec possibilité d’adoption des enfants sont contraires à notre culture et à notre foi», ont affirmé les évêques camerounais.

Ils fustigent aussi la multiplication d’actes incestueux dans les grandes villes de leur pays. S’ajoute à cela la présence de réseaux qui imposent «des pratiques inhumaines, contre nature, abjectes et criminelles, sans oublier les nombreux abus sur mineurs».

L’homosexualité «falsifie l’anthropologie humaine»

Le débat sur l’homosexualité pose la question de la sexualité dans sa dignité, son sens, son langage et sa finalité, ont poursuivi les évêques du Cameroun. Selon eux, les revendications des promoteurs de l’homosexualité s’opposent à la conception classique des notions de famille, de genre et de procréation.

«l’Eglise, mère éducative, enseigne la sacralité de l’identité sexuée de l’homme et de la femme créés à l’image de Dieu, et celle de la dignité de leur sexualité et du mariage qui fonde la famille», ont déclaré les prélats.

La CENC ajoute que l’homosexualité «falsifie l’anthropologie humaine et banalise la sexualité, le mariage et la famille, fondement de la société «. Dans la culture africaine, fait-elle remarquer, elle ne fait pas partie des valeurs familiales et sociales. Elle est une «violation flagrante» de l’héritage des ancêtres.

S’agissant de l’avortement, la Conférence réaffirme la position de l’Eglise catholique qui est opposée à toute atteinte à la vie humaine. (apic/ibc/rz)

9 février 2013 | 16:15
par webmaster@kath.ch
Partagez!