A titre individuel, les membres pourront faire campagne

Hong Kong: Les Eglises opposées à la participation aux élections législatives indirectes

Hong Kong, 8 septembre 1997 (APIC) Des responsables des Eglises catholique et protestantes ont fait savoir qu’ils s’abstiendraient de participer à l’élection indirecte de la première législature de la région administrative spéciale de Hong Kong qui doit avoir lieu l’an prochain. Pour autant, ces Eglises ne s’opposeront pas à ce que leurs membres, à titre individuel, fassent campagne pour occuper les sièges accordés aux groupes religieux.

Le Père Lawrence Lee Len, chancelier du diocèse catholique, a souligné que la curie diocésaine de Hong Kong désapprouve la participation des religions comme telles à la vie politique. Elles doivent en revanche susciter la paix religieuse et sociale, a-t-il estimé. Le diocèse a adressé au gouvernement un message qui reprend ces arguments.

Colombie: Débat autour d’une décision de magistrats sur l’euthanasie

Vive réaction de l’Eglise catholique

Bogota, 8 septembre 1997 (APIC) La récente résolution de la Cour constitutionnelle colombienne légalisant l’euthanasie a provoqué une vigoureuse réaction de la part de l’Eglise catholique. Le réaction de l’Eglise ouvre ainsi un débat sur l’éthique médicale.

La Cour constitutionnelle a rendu il y a quelques mois un avis favorable aux médecins qui aident leurs patients en phase terminale à mourir, sous réserve qu’ils aient le consentement explicite du malade. L’avis autorise l’euthanasie pour les patients atteints de maladies incurables comme le sida ou le collapsus rénal, mais pas pour des dégénérescences comme la maladie d’Alzheimer.

Reste aussi à savoir comment les malades doivent exprimer leur demande… et comment la mort leur sera donnée.

Pour l’Eglise catholique, qui s’est toujours opposée à l’euthanasie, la décision de la Cour constitutionnelle est significative du peu de valeur accordée à la vie en Colombie, en proie aux pires violences. Mgr Pedro Rubiano Saenz, archevêque de Bogota, a publiquement condamné la résolution, mettant en garde contre «la manipulation de l’opinion publique visant à faire accepter l’euthanasie comme si elle était le signe d’un progrès».

La profession médicale a été appelée à donner son avis sur cette question controversée. Bien que la majorité des médecins soient favorables à l’idée de la mort dans la dignité, beaucoup craignent que l’euthanasie ne soit une solution rapide et économique au problème des malades en phase terminale, qui nécessitent d’importants moyens financiers et émotionnels pour combattre la douleur extrême. (apic/cip/pr)

9 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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