Hongkong: Premières directives du Département de la santé publique sur l’euthanasie
Hongkong, 7 janvier 2001 (APIC) Si l’euthanasie active et passive est toujours interdite à Hong-kong, suspendre ou ne pas recourir aux thérapies qui maintiennent en vie les malades incurables n’est plus punissable. Telles sont les nouvelles directives de l’autorité de Hong-kong en matière de santé publique.
Le sujet de l’euthanasie est expressément évoqué pour la première fois depuis 1996, date de la dernière mise à jour des directives en matière de santé publique de l’île côtière de la Chine méridionale. Dans le contexte de la santé publique, l’euthanasie en tant qu’»homicide direct et délibéré» est l’un des éléments de la prise en charge médicale». Le journal «South China Morning Post», qui cite les directives dans son édition de vendredi, qualifie cette approche d’»immorale et d’illégale».
Les directives de l’ancien territoire britannique disent que l’arrêt ou le non recours aux thérapies et techniques permettant de prolonger la vie d’un malade incurable n’ont rien à voir avec l’euthanasie et que ces pratiques sont acceptables et proportionnées, du point de vue juridique. Avant de prendre de telles mesures, cependant, le médecin traitant doit en référer au patient, quand cela est possible, ou à ses proches. En cas de litige, le thérapeute peut demander à la commission d’éthique de l’hôpital de trancher, précise encore les directives. (apic/kna/wm/mjp)



