Pas de rançon pour les chefs tchétchènes
Hongrie: Deux travailleurs humanitaires sont libérés après 275 jours de captivité
Budapest, le 30 juillet 1998 (APIC) Deux Hongrois qui travaillaient pour le compte de l’Action commune des Eglises (ACT), enlevés dans la République russe de Tchétchénie, ont été libérés, le 25 juillet, après 275 jours de captivité.
Gabor Dunajszki et Istvan Olah avaient été enlevés en octobre 1997 lors d’une attaque armée contre les bureaux de l’Hungarian Interchurch Aid (HIA) à Grozny, la capitale de la Tchétchénie. Les deux hommes travaillaient pour la HIA (Entraide des Eglises hongroies). Cette dernière gère des projets d’aide humanitaire dans la région au Nord du Caucase, en coopération avec l’Eglise orthodoxe russe, et sous les auspices du réseau mondial d’Eglises ACT.
L’Entraide des Eglises hongroises annonce que leurs deux employés sont en «assez» bonne condition physique. Selon le ministre des Affaires étrangères de Hongrie, Janos Martonyi, aucune rançon n’a été versée pour leur libération.
Depuis la fin du conflit militaire en Tchétchénie en 1996, la République est devenue le théâtre d’une vague d’enlèvements qui constituent une grande source d’enrichissement – sous forme de rançons – non seulement pour les chefs de guerre locaux, mais aussi pour certains fonctionnaires gouvernementaux tchétchènes de haut rang. Des journalistes et des travailleurs humanitaires figurent en bonne place parmi les cibles visées par les ravisseurs.
Lazslo Lehel, directeur de l’Entraide des Eglises hongroises, a rappelé les efforts déployés par le Ministère des affaires étrangères. Il a aussi souligné que l’Entraide des Eglises hongroises ont «déplacé ciel et terre» pour faire libérer les deux hommes.
Un autre travailleur humanitaire de l’ACT, Dimitri Petrov, employé du Fonds orthodoxe d’aide internationale (IOCC), est toujours en captivité en Tchétchénie. Il avait été enlevé en septembre, avec un autre Russe travaillant aussi pour l’IOCC et l’ACT. Ce dernier a été depuis libéré. Les efforts se poursuivent pour obtenir la libération de Dimitri Petrov. (apic/eni/ab)



