Un ancien responsable luthérien se déclare surpris des accusations

Hongrie: Rumeurs à propos de l’implication d’un pasteur de la FLM avec les communistes

Oslo, 23 octobre 2006 (Apic) Le pasteur Gunnar Stälsett, ancien secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale (FLM), s’est déclaré «extremement surpris» des accusations lancées contre l’ancien président de la Fédération, l’évêque luthérien hongrois Zoltan Kaldy, selon lesquelles il était un agent de la police secrète hongroise, à l’époque communiste.

L’accusation a été portée début octobre par le professeur de théologie Tormod Engelsviken, qui avait eu accès aux dossiers de la police secrète concernant l’évêque Kaldy dans le cadre d’une étude qui a duré trois ans sur les relations entre l’Eglise luthérienne de Hongrie et certaines organisation oecuméniques, notamment la FLM.

Tormod Engelsviken affirmait début octobre que l’évêque Kaldy, dont le nom de code était «Pecsi», était déjà un agent de la police secrète en 1958, lorsqu’il a succédé à l’évêque Lajos Ordass, contraint par le régime communiste à démissionner, à la tête du diocèse Sud de l’Eglise luthérienne de Hongrie.

Zoltan Kaldy est décédé en 1987, après avoir été élu président de la FLM trois ans plus tôt lors de l’Assemblée de la Fédération à Budapest. Gunnar Stälsett est devenu secrétaire général de la FLM en 1985, poste qu’il a occupé jusqu’en 1994.

Guerre froide et climat politique

Dans une interview accordée le 18 octobre au quotidien chrétien norvégien Vart Land, Gunnar Stälsett, ancien évêque d’Oslo, a déclaré que l’évêque Kaldy n’aurait pas été élu président de la FLM s’il y avait eu, à l’époque, des preuves de ses activités dans la police secrète.

En tant que président de la FLM, l’évêque Kaldy ne participait pas activement à la prise de décision à la Fédération, a assuré l’ancien évêque d’Oslo. «Je pense qu’il n’avait pas d’influence directe sur la théologie ou les activités de la FLM,» a-t-il commenté.

L’actuel secrétaire général de la FLM, le pasteur Ishmael Noko, s’est pour sa part exprimé à travers un communiqué laconique, relevant au passage: «Nous devrions nous souvenir que la guerre froide avait créé un climat politique où couraient des rumeurs selon lesquelles de nombreuses personnalités en vue, tant au Sud qu’au Nord, étaient liées à l’appareil d’Etat, qu’il fut communiste ou oppressif». (apic/eni/pr)

23 octobre 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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