A l’Hôpital cantonal de Fribourg, les visiteurs de paroisse – un réseau de bénévoles qui s’est développé depuis une dizaine d’années – sont en général les bienvenus, précise Bernard Bovigny, adjoint au vicaire épiscopal. La direction a toutefois averti par courrier fin août qu’en raison de la protection des données, les listes des patients hospitalisées ne pourraient plus être transmises aux paroisses. Une telle mesure, qui doit entrer en vigueur dès janvier prochain, a évidemment des conséquences pastorales qu’il faut analyser. Certes, le malade, la famille ou un proche ont tout loisir de transmettre l’information, mais elle n’arrive plus automatiquement aux visiteuses de malades ou au curé.

Hôpital cantonal: les visiteurs de paroisse sont en général les bienvenus

«L’aumônerie de l’hôpital n’est pas touchée, précise le directeur Hubert Schaller, car elle fait en quelque sorte partie de l’hôpital et elle a toujours accès aux données hospitalières. La direction et l’infirmière chef reconnaissent volontiers la valeur du service rendu par les visiteurs de paroisse». Raison pour laquelle la direction est entrée en discussion avec le vicariat épiscopal pour trouver des solutions respectueuses de la protection des données, mais plus question de transmettre les informations directement aux paroisses.

Ne pas imposer une visite à un malade

Dominique Nouveau Stoffel souligne la nécessité d’avoir des bases légales pour la communication des listes à l’attention des paroisses, ou le consentement de la personne concernée. Si la base légale existe, il est alors possible de transmettre ces données aux curés, pasteurs et visiteurs de paroisses. Mais il faudrait dans ce cas aménager le système des visiteurs, en les rattachant par exemple aux aumôneries. «Ils devraient avoir un statut clair, qu’ils soient chargés d’une tâche publique, comme les aumôniers». (apic/be)

27 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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