Bahreïn: Un haut dignitaire chiite déchu de sa nationalité
Il aurait violé les procédures légales de naturalisation
Manama, 20 septembre 2010 (Apic) L’ayatollah Hussein Mirza Najati, haut dignitaire chiite, a été déchu de sa nationalité par les autorités de Bahreïn pour «violation» de la loi, a rapporté lundi la presse locale citant un haut responsable du ministère de l’Intérieur.
L’ayatollah Najati, sa femme et ses trois enfants se sont vus retirer leurs passeports bahreïnis qu’ils avaient acquis «en violation de la loi sur la nationalité», a précisé le responsable des services de l’immigration, cheikh Rached Ben Khalifa Al-Khalifa.
Il n’a fourni aucune précision sur la nature de cette violation, indiquant toutefois selon le quotidien «al-Wasat» que ce dignitaire d’origine iranienne et les membres de sa famille pourraient postuler de nouveau pour l’obtention de la nationalité bahreïnie en suivant «les procédures légales».
Représentant du plus haut dignitaire chiite en Irak
L’ayatollah Najati est «le principal représentant à Bahreïn de l’ayatollah Ali Sistani», le plus haut dignitaire chiite en Irak, a-t-on appris auprès du bureau de l’ayatollah Sistani.
Ce dernier est le plus influent des quatre membres de la marjaïya, la direction religieuse chiite, établie dans la ville sainte de Najaf, à 150 km au sud de Bagdad.
D’origine iranienne, l’ayatollah Najati, né à Mouharreq, deuxième plus grande île de l’archipel de Bahreïn, qui a suivi des études théologiques à Najaf, en Irak, puis à Qom, en Iran, est considéré comme l’un des plus hauts dignitaires de la communauté chiite, majoritaire dans ce petit pays du Golfe gouverné par une dynastie sunnite, selon al-Wasat.
Un autre dignitaire suspendu: il menacerait la paix sociale
Un autre dignitaire chiite, cheikh Abdeljalil al-Moqdad, imam d’une mosquée d’une banlieue de Manama, s’est vu pour sa part notifier une suspension de ses prêches «pour deux semaines» par le ministère de la Justice qui lui reproche, dans un communiqué cité lundi par le quotidien Al-Ayyam, de «menacer la paix sociale» et de s’»ingérer dans les affaires de justice».
Ces mesures interviennent après la récente inculpation par la justice bahreïnie de 23 opposants chiites, accusés de fomenter un complot contre la monarchie sur fond de tensions confessionnelles, à l’approche des élections générales fin octobre. (apic(ag/js)



