Bulle: Le procès du guide de montagne Patrick Bussard ajourné
Il avait profané deux croix sommitales en Gruyère
Bulle, 18 janvier 2011 (Apic) Le gruérien Patrick Bussard, qui s’en était pris à deux croix érigées sur des sommets des Préalpes fribourgeoises, ne comparaîtra pas le 19 janvier devant le Tribunal de police de la Gruyère, à Bulle, indique 20 minutes online.
Selon le quotidien online, le procès a été ajourné car le juge de police Philippe Vallet désire à nouveau tenter une conciliation entre les parties, uniquement en ce qui concerne les dommages à la propriété. C’est du moins la raison qu’a invoquée le greffier du tribunal Jean-Luc Antonietti, à l’Agence télégraphique suisse (ATS). Une première tentative avait échoué en avril 2010 devant le juge d’instruction. Si les plaintes devaient être retirées, Patrick Bussard ne devrait alors répondre que d’atteinte à la liberté de croyance et de culte. Un nouveau procès serait donc agendé avant l’été.
Agé de 49 ans, le guide de montagne est accusé d’atteinte à la liberté de croyance et de culte et de dommages à la propriété, après avoir endommagé la croix du Vanil-Noir et scié celle des Merlas, en 2009. Celui qui «aimerait que les croix disparaissent, comme tout autre signe religieux, dans le canton de Fribourg ou ailleurs» avait agit seul, sans conviction politique, et dans le but de «lancer le débat». Patrick Bussard considère en effet que la montagne doit rester un «espace de liberté» et que l’Eglise n’a pas à imposer ses symboles.
En octobre dernier, le guide s’était même constitué un groupe de soutien baptisé «Chemin sans croix», chargé de récolter des signatures contre la présence de symboles religieux dans la nature et les lieux publics. L’Association suisse des Libres Penseurs (ASLB), basée à Berne, s’était alors ouvertement opposée à l’installation de nouvelles croix sur les sommets suisses. Elle n’avait pas l’intention de lancer une initiative dans ce sens. En outre, elle s’est récemment jointe au combat du guide profanateur.
180 jours-amendes?
Le guide gruérien pourrait écoper jusqu’à 180 jours-amendes. Mais, dans Le Matin online du 16 janvier, Patrick Bussard a averti «Je ne vais pas me laisser massacrer. J’ai de bonnes raisons d’avoir scié ces symboles. Je dédie ces gestes à toutes les victimes de l’Eglise. Je ne recherche ni gloire ni publicité». (apic/20minutes/lematin/ats/nd)



