Genève: La FLM a élu un Chilien à sa tête

Il entend œuvrer pour l’unité de l’Eglise

Genève, 26 octobre 2009 (Apic) La Fédération luthérienne mondiale (FLM) a élu lundi 26 octobre à sa tête un Chilien, le pasteur Martin Junge, en tant que secrétaire général. Le nouveau «patron» de la FLM a d’ores et déjà déclaré vouloir œuvrer pour l’unité de l’Eglise. «Etre luthérien, c’est être œcuménique», a-t-il commenté après son élection du 26 octobre.

«Etre œcuménique n’est pas un choix, mais l’expression de ce que nous sommes en tant que communion d’Eglises», a déclaré le pasteur Junge, 48 ans, qui doit occuper ses nouvelles fonctions après la prochaine Assemblée de la FLM à Stuttgart, Allemagne, en juillet 2010.

L’élection du secrétaire général de la FLM, rassemblement d’Eglises représentant 68,5 millions de fidèles, a été annoncée le 26 octobre à la suite d’une série de séances à huis-clos du principal organe directeur de la FLM, le Conseil, qui se tient près de Genève.

Le président de la FLM, l’évêque Mark Hanson, a annoncé que le pasteur Junge a été élu par 37 voix contre 5. Des représentants de la FLM ont fait savoir que le pasteur Junge était le seul nom proposé au vote des membres du Conseil. Son nom a été mis en avant par un comité de sélection mis en place pour passer au crible les candidatures.

Depuis septembre 2000, le pasteur Junge est à la tête de la section pour l’Amérique latine et les Caraïbes du Département de mission et développement, à Genève. Dans ce cadre, il a été en charge d’un programme encourageant la participation des Eglises luthériennes pour résoudre le problème de la «dette étrangère illégitime» dans la région.

«Notre vote franc traduit l’immense confiance que nous plaçons en Martin Junge», a déclaré l’évêque Hanson, évêque président de l’Eglise évangélique luthérienne d’Amérique.

S’adressant au Conseil après l’annonce de son élection, le pasteur Junge s’est engagé à œuvrer au renforcement des relations entre les membres de la FLM, affirmant que la diversité de la Fédération est «une tâche et un défi». «Nous avons toujours dit qu’être une communion d’Eglises, c’est être dans une relation spéciale», a déclaré le secrétaire général élu de la FLM, comparant son organisation à un orchestre. «C’est à nous qu’il revient de trouver le ton, la mélodie», à laquelle «différentes sections se joignent pour former une polyphonie», a déclaré le pasteur Junge.

Il a toutefois reconnu que la FLM entre dans une période de dissension. «Or selon la théorie musicale, il ne peut y avoir d’harmonie sans dissension». Admettant en outre que certains membres du Conseil ont exprimé leur mécontentement vis-à-vis du processus de sélection.

L’élection d’un nouveau secrétaire général était initialement prévue pour le 22 octobre, premier jour de la réunion de six jours, mais elle a été reportée à plus tard pendant le Conseil afin de pouvoir poursuivre les discussions.

L’hebdomadaire luthérien finlandais Kotimaa avait fait état début octobre du mécontentement de certains membres de l’Eglise, selon lesquels le manque de transparence dans la procédure n’est pas un mode de communication approprié à notre époque.

Martin Junge succèdera au pasteur et théologien zimbabwéen Ishmael Noko, qui est devenu secrétaire général de la FLM en 1994, puis qui a été réélu pour un second mandat en 2004.

Le Conseil est constitué du président et du trésorier de la FLM, ainsi que de 48 membres élus par l’Assemblée. Il se réunit tous les 12 à 18 mois. Le pasteur Junge a été président de l’Eglise évangélique luthérienne du Chili. Il a étudié la théologie à l’Université Georg-August de Göttingen, en Allemagne, et a été ordonné en 1989 au Chili. La FLM est constituée de 140 Eglises de 79 pays.

26 octobre 2009 | 17:11
par webmaster@kath.ch
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