Afrique du Sud: Le Conseil œcuménique des Eglises déçu des résultats du Sommet de Durban
Il faut penser à l’héritage laissé à nos enfants
Durban, 13 décembre 2011 (Apic) Les 194 pays réunis à Durban, en Afrique du Sud, sont parvenus à un accord minimal pour lutter contre le réchauffement climatique, le 11 décembre 2011. Le Conseil œcuménique des Eglises (COE) considère les décisions prises, parmi lesquelles la prolongation du Protocole de Kyoto jusqu’à fin 2012, trop fébriles, a-t-il fait savoir dans un communiqué daté du 13 décembre.
Le sommet sur le climat de Durban (COP17) n’a pas vraiment été à la hauteur des attentes et surtout, de l’urgence. «Bien qu’un accord minimal ait été trouvé à la dernière minute pour prolonger le Protocole de Kyoto, faire quelques pas vers un nouvel accord juridiquement contraignant en 2015 et créer un Fonds vert pour le climat, le résultat global de Durban est loin d’être suffisant pour répondre aux générations futures», a souligné le secrétaire général du COE, le pasteur Olav Fykse Tveit dans le communiqué.
«Nous devons écouter les pays et les populations vulnérables et penser à l’héritage que nous laisserons à nos enfants. Les Eglises devraient continuer d’agir et de prier, surtout en cette période où nous nous préparons à célébrer Noël, lorsque Dieu a envoyé son fils, Jésus, pour sauver notre planète bien-aimée.»
Le Canada, la Chine et les USA pointés du doigt
De son côté, Guillermo Kerber, responsable du programme «Pour la sauvegarde de la Création et la justice climatique» au sein du COE, a noté qu’une fois encore, les négociations n’ont pas répondu aux attentes des pays les plus pauvres et les plus touchés par le phénomène, ainsi qu’à celles des Eglises et de la société civile au sens large.
«Nous sommes encore très loin de la réponse engagée que les communautés vulnérables et les régions touchées par le réchauffement climatique attendent de la Communauté internationale, afin de relever les défis posés par le changement climatique. Certains des pays industrialisés ont empêché des mesures plus ambitieuses et plus efficaces. La décision du Canada de se retirer du Protocole de Kyoto est un exemple de l’échec des négociations», déplore-t-il.
Le 12 décembre, le Canada a annoncé qu’il se retirait du Protocole de Kyoto, qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre des pays de la planète. Selon le ministre canadien de l’Environnement, Peter Kent, l’accord de Kyoto n’est pas «efficace» car il n’inclut pas les pays les plus pollueurs du monde, la Chine et les Etats-Unis. Le Canada, qui devient ainsi le premier Etat à quitter le Protocole, a justifié sa décision par le fait qu’il courait le risque de devoir verser des pénalités de 14 milliards de dollars s’il restait signataire du texte. (apic/com/ag/nd)



