Belgique: Mgr Jozef De Kesel nommé évêque de Bruges
Il remplace Mgr Vangheluwe, rattrapé par une affaire d’abus sexuels
Bruxelles, 25 juin 2010 (Apic) Mgr Jozef De Kesel a été nommé évêque de Bruges (Belgique) par Benoît XVI le 25 juin. Il remplace Mgr Roger Vangheluwe, qui avait officiellement démissionné 2 mois plus tôt seulement, le 23 avril, après avoir reconnu avoir «abusé sexuellement d’un jeune de son entourage proche» lorsqu’il était prêtre mais aussi évêque. En outre, cette nomination intervient au lendemain d’une perquisition à l’archevêché de Malines-Bruxelles, dont Mgr De Kesel était jusqu’alors l’évêque auxiliaire, suite à des plaintes pour abus sexuel.
Né en 1947 à Gand, Jozef De Kesel a suivi des études de philosophie dans sa ville natale puis à l’Université catholique de Louvain. Il a ensuite étudié la théologie à l’Université pontificale grégorienne, à Rome, de 1968 à 1972. Ordonné prêtre en 1972 pour le diocèse de Gand, il a ensuite enseigné pendant plusieurs années dans cette ville. Il a été vicaire épiscopal pour la formation théologique et pastorale du diocèse de Gand de 1992 à 2002, année de sa nomination comme évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles.
L’archevêché de Malines-Bruxelles a précisément été, le 24 juin, le théâtre d’une perquisition des forces de police suite à des plaintes pour abus sexuel sur le territoire de l’archidiocèse. Tous les papiers et téléphones portables ont été confisqués et les membres de la conférence épiscopale, qui étaient alors en réunion, ont été auditionnés. En procédant à cette perquisition et à une autre au domicile du cardinal Godfried Danneels, ancien Primat de Belgique, «la justice a marqué une rupture de confiance dans le travail qu’effectue la Commission pour le traitement des plaintes (pour abus sexuel, ndlr) dans le cadre d’une relation pastorale», a regretté par la suite l’Eglise belge.
Les enquêteurs recherchaient des documents ou toute autre forme de preuve pouvant «étayer ou non» des «accusations dénonçant des abus sur mineurs commis par un certain nombre de gens d’Eglise», a affirmé le Parquet de Bruxelles, évoquant un «dossier récent» sans toutefois donner le nom du ou des plaignants ou préciser qui était visé par ces accusations. (apic/imedia/cp/bb)



