Rome: Le pape François rencontre l’ensemble de l’épiscopat italien le 23 mai prochain
Il souhaite un allègement des structures bureaucratiques de l’Eglise italienne
Rome, 16 mai 2013 (Apic) Le pape François prendra la parole pour la première fois devant l’ensemble des évêques italiens, réunis dans la basilique Saint-Pierre le 23 mai 2013. Selon l’agence I.MEDIA à Rome, cette rencontre interviendra à la fin des visites «ad limina» des quelque 250 membres de la Conférence épiscopale italienne (CEI) et au cœur de l’assemblée générale de l’épiscopat de la péninsule, qui se tient du 20 au 24 mai.
L’épiscopat italien, divisé en plusieurs groupes régionaux, aura bientôt été reçu dans sa totalité par le pape et les autorités vaticanes. Ces visites avaient débuté au mois de janvier avec Benoît XVI, avant d’être interrompues mi-février, peu avant la fin de son pontificat. Après l’élection du pape François, elles avaient repris leur cours. Aucun discours du pape n’avait été prévu pour les groupes réduits d’évêques, contrairement à ce qui se fait d’ordinaire pour les autres pays où l’épiscopat est nombreux.
Au cours de la première audience privée qu’il accordait au cardinal Angelo Bagnasco, président de la CEI, le 28 avril dernier, le pape François avait confirmé sa participation à l’assemblée générale des évêques italiens, et c’est dans ce contexte qu’il leur adressera un message. Lors de cette audience, le pape avait également souhaité un allègement des structures bureaucratiques de l’Eglise italienne, afin d’éviter les «gaspillages».
Liens étroits entre l’Eglise italienne et le Saint-Siège
Le Vatican se trouve en Italie, et les liens entre l’Eglise italienne et le Saint-Siège sont très étroits, pouvant fluctuer en fonction des personnalités de ceux qui gouvernent. De même, en tant qu’Etat souverain, le Saint-Siège est un interlocuteur privilégié de l’Etat italien. Cette relation triangulaire a parfois donné lieu à des tensions, alimentées par des divergences de vue entre la Conférence épiscopale et la curie sur les rapports à entretenir avec les gouvernements qui se succèdent au «Palazzo Chigi».
Les relations entre les différents acteurs sont souvent sujettes à des jeux d’influence pouvant avoir des conséquences négatives. La relation entre le pape et la CEI est l’un des points sur lequel le nouveau pontife est attendu, de même que la posture qu’il adoptera de façon plus globale face aux prélats de la Péninsule.
Le pape nomme toujours le président de l’épiscopat italien
Peu après l’élection du pape François, le cardinal Francesco Coccopalmerio, président du Conseil pontifical pour les textes législatifs, avait envisagé la possibilité pour le pontife d’accorder aux évêques italiens la prérogative d’élire leur président.
Jusqu’à présent – cas unique dans le monde -, c’est le pape qui le nomme en sa qualité de primat d’Italie. Par le passé, Jean Paul II avait déjà offert la possibilité aux évêques de la Péninsule de choisir leur président mais, n’ayant pas réussi à se mettre d’accord, ils s’en étaient finalement remis au pontife.
Le cardinal Bagnasco, qui a déjà été confirmé à la tête de la CEI en 2012, a encore 4 ans pour conclure son 2e quinquennat. La réforme pourrait être introduite dans ces délais et appliquée lors de la prochaine désignation du président de la Conférence épiscopale. (apic/imedia/mm/be)



