Copenhague: Les gens qui vivent dans les basses terres sont ceux qui attendent le plus
Ils devront déchanter, face au lamentable échec en vue
Copenhague, 18 décembre 2009 (Apic) Les gens qui vivent dans les basses terres sont ceux qui attendent le plus des négociations à Copenhague. Ils risquent fort de déchanter, face à ce lamentable échec des «(ir)responsables de la planètes.
Les habitants de Tuvalu, passent inaperçus sur la carte du monde, car leur pays est minuscule. Tuvalu constitue cependant un exemple flagrant du danger que représentent les changements climatiques. Le pasteur tuvaluan Tofiga Falani se trouve à Copenhague pour le sommet sur le climat des Nations Unies. La distance entre ses deux mains écartées représente la hauteur au-dessus du niveau de la mer à laquelle vivent un grand nombre d’habitants de Tuvalu.
Le pasteur Falani parle calmement, qualifiant de «question sensible» la problématique des changements climatiques qui est débattue en ce moment par la plupart des dirigeants mondiaux dans la capitale danoise.
«Tuvalu signifie huit», dit-t-il. Evoquant les huit îles habitées de son pays, il souligne : «C’est un archipel regroupant huit atolls coralliens, basses terres insulaires sur lesquelles vivent environ 12 000 personnes.»
A ses côtés, l’archevêque Desmond Tutu, lauréat du prix Nobel de la paix, secoue la tête, l’air préoccupé.
«Quelles que soient les conséquences, c’est un problème qui a été causé par les pays développés, et nous allons être affectés», affirme le pasteur Falani. Son message aux grandes puissances est le suivant : «S’il vous plaît, faites attention. Il y a des gens qui vivent sur ces basses terres. Quoi que vous fassiez, prenez-nous en considération.»
Avec 26 km2 de terres, Tuvalu est l’un des plus petit pays du monde, après le Vatican (0,44 km2), Monaco (1,95 km2) et Nauru (21 km2).
En tant que président de l’Eglise chrétienne de Tuvalu (Ekalesia Kelisiano Tuvalu, EKT), le pasteur Falani est le chef de la plus grande organisation non gouvernementale de son pays, et c’est pourquoi il interpelle les dirigeants et les individus à tous les niveaux.
Il affirme au correspondant d’ENI que son message est clair et simple : «Ne nous laissez pas tomber.»
Le pasteur fait partie d’une délégation œcuménique menée par le Conseil œcuménique des Eglises au sommet sur le climat, qui se tient du 8 au 18 décembre.
«Quels que soient les coupables, nous voulons dire que nous, à Tuvalu, à Kiribati ou aux Iles Marshall, nous voulons survivre», lance le pasteur Falani, évoquant d’autres archipels menacés. (apic/eni/pr)




