Les violences se multiplient contre les minorités religieuses

Inde : Attaque d’une école biblique en Inde par les extrémistes hindous

New Delhi, 8 août 2003 (Apic) Une école biblique de la ville de Dabwali, au nord de l’Inde, a été attaquée par un groupe de plus de 250 personnes, révèle vendredi l’ONG « Portes Ouvertes, basée à Prilly. Les violences contre les minorités religieuses en Inde se sont multipliées après la victoire électorale du parti nationaliste hindou BJP (Bharatiya Janata Party).

Selon l’organisation, les faits remontent au 31 juillet, alors que les 25 étudiants logés sur place s’étaient réunis pour prier. Les agresseurs faisaient partie du Vishwa Hindu Parishad (VHP), le Parti indien d’extrême- droite. Ils ont attaqué les étudiants et enseignants en criant des slogans anti-chrétiens et en les accusant de convertir des gens.

Les assaillants ont ensuite brûlé des bibles et de la littérature chrétienne. Ils ont mis à sac l’endroit, cassant et endommageant les meubles et objets qu’ils trouvaient. Les étudiants, parmi lesquels cinq femmes, ont été battus. Les agresseurs se sont ensuite enfuis avant que la police n’intervienne.

Selon l’ONG, les policiers ont refusé d’entamer la procédure normale, allant même jusqu’à menacer les étudiants de conséquences plus graves si l’école biblique ne fermait pas. Bizarrement, six étudiant ont été arrêtés, avant d’être relâchés plus tard suite à l’intervention de dirigeants chrétiens de la ville.

Le pasteur Richard Howell (photo), fondateur de l’école, absent au moment de l’agression, avait reçu des menaces de mort.

Conférence des évêques inquiète

Récemment encore, la Conférence des évêques catholiques de l’Inde dénonçait les visées du Vishwa Hindu Parishad (Conseil mondial hindou, VHP), après les déclaration d’un dirigeant du VHP, selon qui l’Inde devrait être totalement hindoue en 2005. Pour atteindre cet objectif, l’extrême droite hindoue s’oppose au travail éducatif et social des chrétiens, considéré par elle comme un simple prétexte pour convertir la population et l’arracher à ses divers milieux sociaux, s’inquiétaient les prélats. (apic/com/pr)

8 août 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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