Inde: Dans un climat de tension, les Eglises chrétiennes plaident pour la paix

«la guerre ne résout pas le conflit avec le Pakistan»

New Delhi, 8 janvier 2002 (APIC) Alors que l’attitude du gouvernement indien se durcit à l’égard du Pakistan, qu’il accuse de soutenir le terrorisme transfrontalier et avec qui il refuse d’entamer le dialogue, les Eglises chrétiennes de l’Inde exhortent les autorités à privilégier la voie du dialogue et non celle de la guerre.

«La guerre ne va pas résoudre une situation de conflit existante entre l’Inde et le Pakistan», fait remarquer Geevarghese mar Coorilos, président du Conseil national des Eglises de l’Inde, dans un communiqué publié le 7 janvier et repris par l’agence oecuménique ENI. Le Conseil, qui est la plus grande organisation oecuménique du pays, représente 29 Eglises orthodoxes et protestantes.

Soulignant que «l’Inde non divisée était un symbole de paix», Geevarghese mar Coorilos, métropolite adjoint du diocèse de Bombay de l’Eglise orthodoxe syrienne, rappelle que «la paix ne peut être établie que par un dialogue continu à tous les niveaux».

Au début de la semaine dernière, la Conférence des évêques catholiques de l’Inde (CBCI) a aussi exhorté le gouvernement à «envisager toutes les autres options (…) avant de s’engager sur la voie de la guerre» alors que le gouvernement indien menaçait de lancer sa propre «offensive contre le terrorisme». Rappelant que l’Eglise catholique soutient «totalement la décision du gouvernement de contrer le terrorisme», la CBCI se déclare «profondément préoccupée par les retombées d’une guerre».

Les tensions entre l’Inde et le Pakistan ont été ravivées par l’attentat perpétré dans l’enceinte du parlement indien le 13 décembre et attribué à un commando-suicide de groupes militants islamiques qui réclament la sécession des régions à majorité musulmane de l’Etat du Jammu-et-Cachemire, au nord de l’Inde. L’Inde a accusé des groupes terroristes musulmans basés au Pakistan d’avoir commis cet attentat qui a fait quatorze morts – cinq parmi les membres du commando et neuf parmi le personnel de sécurité. (apic/eni/bb)

8 janvier 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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